L’entrée du Gabon dans le Commonwealth n’était pas qu’un symbole politique ; elle commence à porter ses fruits économiques. La récente rencontre entre le Ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, et l’Ambassadeur du Royaume-Uni, Simon Day, confirme un glissement stratégique majeur : Libreville regarde désormais vers Londres pour valoriser son « or vert ».

Pourquoi le Royaume-Uni ?
Le marché anglophone est la cible prioritaire du tourisme de luxe (High Value, Low Volume) visé par le Gabon.
Les touristes britanniques, américains ou australiens sont historiquement les plus grands consommateurs de safaris et d’écotourisme en Afrique australe et de l’Est.
Le Commonwealth comme accélérateur
Cette coopération vise à lever les barrières qui freinaient jusqu’ici les marchés anglophones.
La mise en place d’un e-visa simple et attractif est une demande directe pour faciliter les flux.
De plus, l’expertise britannique en matière de marketing territorial et de finance verte pourrait aider à mobiliser les 6,5 milliards de FCFA d’investissements privés attendus.
Avec un objectif de 10 000 touristes par an à l’horizon 2030, le Gabon ne cherche plus seulement des bailleurs de fonds pour protéger ses forêts, mais des partenaires commerciaux pour les rendre rentables.


















































