Les images du quartier général de l’UNRWA à Jérusalem-Est, ravagé par les flammes ce dimanche 25 janvier, ne sont pas un simple fait divers. Elles sont le symbole fumant d’une impunité totale. Après avoir envoyé ses bulldozers entamer la démolition du complexe plus tôt cette semaine, Israël laisse désormais le feu achever le travail.
Cet incendie est l’aboutissement logique d’une guerre ouverte déclarée par Tel-Aviv contre l’agence onusienne.
En criminalisant l’UNRWA et en interdisant ses activités, le gouvernement israélien a « purement et simplement le statut de réfugié palestinien », indique un porte-parole de l’agence.
C’est un précédent gravissime. Qu’un État membre de l’ONU puisse saisir, démolir et laisser brûler les infrastructures des Nations unies sur un territoire occupé, au mépris des conventions de Vienne et de Genève, marque un effondrement moral.
« Israël ne piétine pas seulement l’aide humanitaire, il envoie un message limpide au monde. Sur ses terres comme sur celles qu’il occupe, le droit international ne s’applique pas », s’est indigné un palestinien.


















































