Réunis au palais Omar Bongo Ondimba en assemblée plénière, sous la présidence de Paulette Missambo, les sénateurs ont entériné l’adoption définitive de la loi d’amnistie générale. Un texte à la symbolique particulièrement forte pour la concorde nationale.
Ce vote met un terme au parcours législatif d’une mesure d’apaisement très attendue.
Avec l’adoption de ce texte en termes conformes à ceux de l’Assemblée nationale, la Chambre haute offre une immunité juridique aux auteurs de la tentative de prise de pouvoir de 2019 et le « Coup de la Libération » du 30 août 2023.
Pour les autorités, cette loi ne incarne une volonté de solder les comptes du passé pour mieux avancer.
Elle consacre la réconciliation entre les différentes composantes de la nation et les forces de défense et de sécurité.
Au-delà de ce volet purement politique, les vénérables sénateurs ont poursuivi le chantier de modernisation de l’État.
Ils ont ainsi validé la ratification de l’ordonnance relative à la digitalisation en République gabonaise et approuvé la création de l’Agence gabonaise de développement de l’économie verte (AGADEV).
Le cadre institutionnel local a également été renforcé avec l’adoption de la révision de la loi organique sur la décentralisation.
Aussi pour assurer la continuité de l’action gouvernementale, le Parlement a autorisé le Président de la République à légiférer par ordonnance durant la prochaine intersession.


















































