La « route de la mort » a encore frappé, mais cette fois, le destin a été clément. Cinq jours seulement après le drame meurtrier du PK 19, un violent carambolage a secoué Essassa-Bissobinam samedi 3 janvier. Si aucun décès n’est à déplorer, le bilan fait état de plusieurs blessés graves et relance le débat sur l’anarchie qui règne aux abords de la Nationale 1.
Par la Rédaction
C’est un spectacle de désolation, de tôle froissée et de frayeur qui s’est offert aux riverains d’Essassa, en début d’après-midi samedi dernier.
À la première entrée de la Zone d’investissement stratégique (ZIS) de Nkok, trois véhicules — un taxi-bus, un camion Canter et une Toyota Carina — ont fini leur course dans un amas de ferraille et de gravats.
Selon les premiers éléments recueillis auprès des sources policières, l’excès de vitesse et le mépris des règles élémentaires de conduite seraient à l’origine de ce carambolage spectaculaire.
Les trois véhicules, qui filaient en direction de Libreville, ont perdu le contrôle avant de venir s’encastrer violemment dans les commerces de fortune bordant la chaussée.
Le miracle au milieu du chaos
« Le pire a été évité », soufflent les témoins. Au regard de la violence du choc, l’absence de perte en vies humaines tient en effet du miracle.
Toutefois, les urgences ont dû prendre en charge plusieurs blessés graves, évacués rapidement vers les structures sanitaires les plus proches.
Cet accident met une nouvelle fois en lumière un piège mortel bien connu des usagers que constitue la proximité immédiate des commerces avec la route.
Situées à moins de deux mètres du bitume, ces boutiques exposent vendeurs et clients à un danger permanent.
Ce samedi, ce sont ces structures précaires qui ont amorti la course folle des bolides.
L’urgence d’agir pour la mairie de Ntoum
Alors que le sang a séché à peine au PK 19, où sept personnes ont perdu la vie le 29 décembre dernier, ce nouvel avertissement sans frais (humains) sonne comme un ultimatum.
Les regards se tournent désormais vers les autorités municipales de Ntoum.
Combien de temps encore tolérera-t-on cette occupation anarchique du domaine public qui transforme chaque sortie de route en potentiel carnage ?
La série noire continue sur la route nationale, rappelant cruellement que sans mesures drastiques d’urbanisme et de répression routière, le prochain « miracle » pourrait ne pas avoir lieu


















































