Au terme d’une finale irrespirable, marquée par une fin de temps réglementaire chaotique et un arrêt décisif d’Édouard Mendy, le Sénégal a brisé le rêve du Maroc.
Pape Gueye est le héros d’une soirée qui restera gravée dans la légende du football africain.


Il est des silences qui font plus de bruit que des clameurs. Hier soir, à la 94e minute, le stade Prince Moulay Abdellah s’est éteint d’un coup, frappé par la foudre du pied gauche de Pape Gueye.
Le milieu de terrain sénégalais venait de sceller le sort de la 35e Coupe d’Afrique des Nations, offrant aux Lions de la Teranga leur deuxième sacre continental, quatre ans après celui de Yaoundé en 2021.
Pour le Maroc, pays hôte et immense favori, la fête promise s’est transformée en cauchemar.
Pour le Sénégal, c’est la consécration d’une génération dorée qui a su dompter l’enfer de Rabat.
Le tournant dramatique de la 90e minute
Avant l’explosion de joie sénégalaise, le match a été une bataille tactique étouffante. Mais l’histoire retiendra surtout cette fin de temps réglementaire surréaliste.
Alors que le tableau d’affichage indiquait 0-0, l’arbitre désignait le point de penalty pour le Maroc suite à une faute litigieuse sur Brahim Diaz.
S’en sont suivies des minutes de confusion totale, les joueurs de Pape Tiaw ont quitté la pelouse, protestant contre une décision jugée injuste d’autantplus qu’un but auraitpu leur être accordé 2 minutes plus tôt.
Après de longues palabres et un retour au calme précaire, Brahim Diaz s’avançait face à Édouard Mendy pour offrir la coupe au Maroc.
C’est là que le destin a basculé. Le numéro 10 marocain tentait une « Panenka » audacieuse.
Edouard Mendy, impérial, restait sur ses appuis et captait le ballon sans trembler.
La frappe limpide de Pape Gueye
Galvanisés par ce miracle, les Lions de la Teranga ont entamé la prolongation avec une rage décuplée et il n’aura fallu que quatre minutes pour tout débloquer.
Sur une contre-attaque menée par Sadio Mané, Pape Gueye d’une frappe puissante du gauche, fussile la lucarne de Yassine Bounou.
En s’imposant 1-0 sur les terres de l’une des meilleures équipes du monde, le Sénégal confirme qu’il est bien le patron du football africain de cette décennie.


















































