Le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a rappelé à l’ordre les élus locaux gabonais. Par une lettre-circulaire datée du 9 janvier 2026, l’administration met fin à l’exercice de fonctions administratives par des conseillers municipaux et départementaux, en dehors des membres légalement habilités des bureaux exécutifs.
Signée par la ministre Adrien Nguema Mba, la circulaire s’appuie sur l’article 94 de la loi organique relative à la décentralisation.
Les conseillers locaux disposent d’un pouvoir essentiellement délibérant et ne peuvent, sauf exception prévue par la loi, intervenir dans la gestion administrative des collectivités ou des établissements publics qui en dépendent.
Le ministère constate que cette règle est régulièrement enfreinte sur le terrain et entretiennent une confusion entre rôle politique et fonctions administratives.
Il enjoint désormais les autorités locales à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces situations, sans prévoir de période de transition.
Les élus concernés devront donc se conformer à la loi ou faire un choix entre mandat et fonctions administratives.
Dans les collectivités, cette décision pourrait avoir des répercussions notables.
Plusieurs conseillers avaient acquis une influence importante en gérant directement des secteurs clés comme les marchés, les affaires sociales ou la voirie.


















































