À fin novembre 2025, la dette intérieure du pays atteint 4 345,7 milliards FCFA, soit une hausse de 46,6 % en un an, dépassant pour la première fois la dette extérieure, évaluée à 4 201,5 milliards FCFA. Cette progression spectaculaire ne résulte pas de nouveaux emprunts, mais de l’action déterminée de la Task-Force présidentielle sur la dette, qui a validé 726,3 milliards FCFA de moratoires jusque-là non certifiés.
Cette opération transforme des arriérés commerciaux « hors bilan » en créances officielles, renforçant la lisibilité des comptes de l’État et assurant une sécurité accrue pour les entreprises gabonaises. Selon les experts, cette démarche constitue un double signal positif :
1. Pour les entreprises locales, elle garantit le paiement de créances longtemps contestées ou retardées.
2. Pour les investisseurs et partenaires économiques, elle confirme la volonté du Gabon de gérer ses finances avec transparence et rigueur.
Malgré ces avancées, le Trésor public doit composer avec un défi immédiat : les arriérés de paiement continuent de croître, atteignant 437,5 milliards FCFA, ce qui nécessite un équilibre délicat entre remboursement des dettes validées et financement des projets prioritaires. Pour 2026, plus de 2 100 milliards FCFA sont prévus pour soutenir les investissements structurants, illustrant l’importance de la planification budgétaire.
En consolidant ces dettes, le Gabon envoie un message fort de bonne gouvernance : la transparence et la crédibilité financière peuvent coexister avec la dynamique économique et le développement local. Chaque moratoire validé devient un levier pour renforcer la confiance des acteurs économiques et structurer durablement la gestion publique.
Cette initiative montre que le pays avance résolument vers une gestion budgétaire moderne, où la régularisation des dettes et la préservation de la capacité d’investissement vont de pair. Le Gabon démontre ainsi que rigueur financière et croissance durable peuvent progresser ensemble.













































