En officialisant, ce 21 janvier 2026, la mise en œuvre d’un nouveau programme économique avec le Fonds Monétaire International (FMI), le Gabon ne cherche pas seulement à assainir ses propres comptes. Libreville rentre dans le rang de l’orthodoxie sous-régionale.
Le communiqué du Ministère de l’Économie est sans équivoque sur ce point.
Au-delà des enjeux nationaux, ce programme est conçu « dans l’intérêt macroéconomique de la sous-région ».

Alors que la zone CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) reste sous pression pour préserver ses réserves de change et la stabilité de sa monnaie, le Gabon s’engage fermement à respecter les critères de convergence communautaires.
Le Ministre Thierry Minko insiste sur une « harmonisation budgétaire soutenable et conforme aux directives sous-régionales ».
Le Gabon promet de ne plus faire cavalier seul en matière de dépense publique.
L’objectif est de rassurer la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) et les partenaires de la zone, souvent inquiets des déficits nationaux qui fragilisent l’économie commune.
Avec cette « démarche collective », les autorités tentent de se repositionner en bon élève, voire en leader de la stabilité financière en Afrique Centrale.
Ce retour vers le FMI est donc autant une nécessité économique qu’une stratégie diplomatique régionale. Le redressement passera désormais par la discipline communautaire.


















































