Le débat sur le retour de la peine de mort s’invite dans le débat national, à la suite du meurtre du jeune Cameron, qui a profondément choqué l’opinion publique.
Lors de la cérémonie de vœux au président de la République, le 8 janvier 2026, Guy Bertrand Mapangou, président du Conseil Économique Social Environnemental et Culturel, a jugé légitime d’ouvrir une réflexion nationale sur cette question sensible face à la recrudescence des crimes violents, notamment contre les enfants.
Dans son allocution, il a rappelé que la sécurité des Gabonais constitue une exigence pressante, en lien avec la perte de confiance dans l’efficacité des sanctions actuelles.
Pour le président du CESEC, la réclusion criminelle à perpétuité, instaurée après l’abolition de la peine de mort en 2010, ne dissuade plus suffisamment les criminels.
Guy Bertrand Mapangou a proposé un référendum limité à certains crimes graves, estimant que cette démarche pourrait recueillir une large adhésion populaire tout en respectant la souveraineté nationale.
Sa prise de position relance un débat à la fois juridique, moral et politique sur l’avenir du système pénal national.


















































