Le gouvernement gabonais engage une vaste opération de contrôle des activités liées à l’exploitation aurifère. Dans un communiqué publié le 14 juillet 2026, le ministère des Mines et des Ressources géologiques a invité l’ensemble des entreprises détentrices de permis de recherche et d’exploitation de l’or à prendre part, les 16 et 17 juillet à Libreville, à une évaluation approfondie de leurs dossiers administratifs, techniques et financiers.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté de faire le point sur la situation réelle des titres miniers en circulation. Les autorités souhaitent notamment s’assurer que les entreprises respectent leurs obligations réglementaires, administratives et fiscales avant de poursuivre leurs activités. À travers cette démarche, le ministère entend également assainir le cadastre minier et favoriser le redéploiement des opérateurs en conformité avec la réglementation en vigueur.
L’opération intervient alors que le Gabon ambitionne d’accroître significativement sa production d’or. La loi de finances rectificative pour 2026 fixe en effet un objectif de 800 kilogrammes de production, contre 400 kilogrammes auparavant. Pour atteindre cette cible, les pouvoirs publics estiment indispensable de disposer d’un secteur plus dynamique, où les permis attribués sont effectivement exploités et où les opérateurs remplissent leurs engagements.
Le contrôle annoncé pourrait ainsi avoir des conséquences importantes pour les entreprises concernées. Le ministère prévient que tout dossier jugé incomplet ou toute absence non justifiée lors de cette session d’évaluation pourra entraîner la suspension du titre minier correspondant. À l’inverse, les sociétés en règle pourraient évoluer dans un environnement plus favorable, marqué par un cadastre assaini et la remise en disponibilité de certains périmètres jusque-là occupés par des titres inactifs.
Au-delà des aspects administratifs, cette opération revêt un enjeu économique majeur. Avec un cours de l’or estimé à environ 4 044 dollars l’once au 15 juillet 2026, soit près de 130 023 dollars le kilogramme, l’augmentation de la production nationale représente un potentiel financier important. Les 400 kilogrammes supplémentaires visés dans le cadre de la loi de finances rectificative correspondent à une valeur brute estimée à près de 52 millions de dollars, tandis que l’objectif global de 800 kilogrammes représenterait environ 104 millions de dollars, avant déduction des coûts d’exploitation, de la fiscalité minière et de la commercialisation.
À travers cette campagne de vérification, le ministère des Mines entend ainsi poser les bases d’une meilleure gouvernance du secteur aurifère, en s’assurant que les permis attribués contribuent effectivement aux ambitions de développement économique du pays.


















































