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À Oyem, l’agriculture se prépare aussi sur les bancs de l’école. L’ENDR forme des jeunes aux différents métiers du secteur rural, notamment dans les productions végétales, les productions animales et le développement rural. Une orientation qui rejoint la volonté affichée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema de placer le capital humain au cœur du développement des secteurs stratégiques du pays.

L’établissement dispose pour cela d’infrastructures destinées à associer théorie et pratique. Salles de classe, bibliothèque, laboratoires, salle multimédia équipée d’ordinateurs et connexion Wi Fi haut débit permettent aux apprenants d’acquérir des connaissances techniques dans de bonnes conditions. L’école dispose également d’internats pour filles et garçons, d’un réfectoire ainsi que de logements destinés aux enseignants et aux responsables administratifs.

Mais la formation ne s’arrête pas aux salles de cours. L’ENDR dispose notamment de poulaillers, de porcheries et de 10 hectares de terres cultivables. Ces installations offrent aux apprenants la possibilité de confronter leurs connaissances aux réalités de la production agricole et animale.

Cette approche pratique doit permettre de rapprocher davantage la formation des besoins du terrain, alors que le Gabon cherche à développer sa production locale. Le complexe sportif de l’établissement, actuellement en travaux, doit également venir compléter les infrastructures disponibles au cours de l’année.

Au delà des équipements, l’enjeu est surtout de former les profils capables de faire fonctionner durablement les exploitations agricoles et de contribuer au développement du secteur. Techniciens agricoles, éleveurs, conseillers, entrepreneurs ou encore professionnels spécialisés dans les productions végétales et animales sont appelés à jouer un rôle dans la transformation du modèle agricole gabonais.

Pour les autorités, la souveraineté alimentaire passe donc aussi par le développement des compétences. Disposer de terres et investir dans les infrastructures ne suffit pas si le pays ne possède pas suffisamment de professionnels capables de maîtriser les techniques de production, d’améliorer les rendements et de valoriser les ressources disponibles.

À quelques jours de la rentrée, l’ENDR d’Oyem apparaît ainsi comme l’un des espaces où cette stratégie prend forme. En misant sur la formation pratique aux métiers du monde rural, le Gabon entend préparer une nouvelle génération appelée à accompagner l’augmentation de la production locale et, à terme, à participer à la réduction des importations alimentaires.

À Oyem, la bataille pour l’autosuffisance alimentaire commence donc aussi dans les salles de classe, les exploitations pédagogiques et les laboratoires. Une manière de faire de la jeunesse formée aujourd’hui une partie de la réponse aux défis agricoles de demain.

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