Il n’y aura pas de second tour en Centrafrique. Dans la nuit de lundi à mardi, l’Autorité nationale des élections (ANE) a mis fin au suspense en déclarant Faustin-Archange Touadéra vainqueur de la présidentielle du 28 décembre avec un score écrasant de 76,15 %.
Le « Coup K.O confirmé »
Le camp du président sortant avait promis une victoire éclair, et les chiffres de l’ANE semblent leur donner raison.
Avec une avance considérable sur ses concurrents, Touadéra s’offre un nouveau mandat sans passer par la case du ballotage.

Ce score repose sur le dépouillement de plus de 84 % des bureaux de vote, une couverture jugée suffisante par l’organe électoral pour dégager une tendance irréversible.
L’opposition en déroute
Face à la machine électorale du parti au pouvoir, l’opposition peine à exister dans les urnes. Anicet-Georges Dologuélé, qui espérait incarner l’alternative, ne recueille que 14,66 % des voix.
Quant à Henri-Marie Dondra, il est relégué au rang de figurant avec 3,19 %.
Cependant, la bataille politique est loin d’être terminée. Avant même l’annonce nocturne de l’ANE, le tandem d’opposants avait rejeté par avance ces résultats, évoquant des « fraudes orchestrées ».
L’écart abyssal entre le vainqueur et ses poursuivants ne manquera pas d’alimenter la contestation dans les jours à venir.
L’attente du verdict final
Avec un taux de participation de 52,42 %, la légitimité du scrutin sera l’un des enjeux majeurs du prochain mandat.
Les regards se tournent désormais vers le Conseil constitutionnel.
L’institution, qui rendra son verdict final le 20 janvier, devra trancher sur la validité de ce scrutin et examiner les contentieux qui ne manqueront pas d’être déposés par une opposition qui se dit spoliée.


















































