
Le milliardaire nigérian Aliko Dangote poursuit l’expansion internationale de son groupe industriel. Le patron de Dangote Industries envisage désormais d’introduire Dangote Cement à la Bourse de Londres, une opération qui permettrait au leader africain du ciment de bénéficier d’une double cotation après celle de Lagos, effective depuis 2010.
Dans un entretien accordé au Financial Times, l’homme d’affaires explique que ce projet mûrit depuis plusieurs années. Selon lui, les conditions actuelles du marché ainsi que l’assouplissement des règles de cotation au Royaume-Uni créent un environnement favorable pour concrétiser cette ambition.
Le projet prévoit la mise sur le marché d’environ 10 % du capital de Dangote Cement. Aujourd’hui, plus de 87 % de l’entreprise restent détenus par Dangote Industries, le vaste conglomérat présent dans le ciment, le sucre, les engrais, l’agroalimentaire et l’énergie.
Avec une valeur estimée à plus de 10 milliards d’euros, Dangote Cement demeure le premier producteur de ciment en Afrique. Le groupe exploite dix sites industriels répartis sur le continent, avec une capacité annuelle d’environ 52 millions de tonnes et plus de 13 000 employés.
Portée par la bonne dynamique du marché financier nigérian, l’action de l’entreprise a fortement progressé depuis le début de l’année. Les investisseurs sont notamment attirés par les performances financières du groupe et sa capacité à résister aux effets de l’inflation dans un contexte économique encore instable.
Au-delà du ciment, l’empire bâti par Aliko Dangote s’étend à plusieurs secteurs stratégiques africains. Le groupe contrôle notamment Dangote Sugar Refinery, NASCON Allied Industries ainsi que Dangote Fertilizer.
L’un des projets les plus emblématiques du milliardaire reste toutefois la gigantesque raffinerie construite près de Lagos. Mise en service récemment, cette infrastructure possède une capacité de traitement de 650 000 barils de pétrole par jour, faisant d’elle la plus importante raffinerie du continent africain.
Le groupe ambitionne désormais d’augmenter cette capacité dans les prochaines années et prévoit également d’ouvrir le capital de la raffinerie sur plusieurs marchés financiers africains, notamment à Lagos et à la BRVM, afin d’attirer davantage d’investisseurs du continent.