Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, entend renforcer les capacités financières de l’État en s’appuyant davantage sur les ressources internes. C’est dans cette perspective qu’il a reçu la nouvelle équipe dirigeante de la Direction Générale des Impôts (DGI), conduite par sa Directrice Générale, Edith Laure Mbiguidi Oyaya, en présence du ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko.
Cette rencontre marque le début d’une nouvelle étape dans la modernisation de l’administration fiscale gabonaise. Plus qu’une simple prise de contact, elle traduit la volonté des autorités de faire de la DGI un acteur central du financement des politiques publiques et du développement du pays.
À l’heure où le Gabon poursuit d’importants investissements dans les infrastructures, le logement, l’éducation, la santé et l’aménagement du territoire, la mobilisation des recettes fiscales apparaît comme un enjeu majeur. Pour les autorités, la capacité de l’État à financer durablement ses projets dépend en grande partie de l’efficacité de son système fiscal.
Au cours de l’audience, la nouvelle Directrice Générale a présenté les grandes lignes de sa feuille de route. Celle-ci repose notamment sur l’amélioration du recouvrement, l’élargissement de l’assiette fiscale, le renforcement des contrôles et la poursuite de la transformation numérique de l’administration.
La digitalisation constitue l’un des piliers de cette stratégie. L’objectif est de simplifier les démarches des contribuables, d’améliorer la qualité des services, de sécuriser les procédures et de renforcer la transparence dans la gestion des opérations fiscales. Les outils numériques doivent également permettre une lutte plus efficace contre la fraude et l’évasion fiscales.
Pour le Chef de l’État, l’administration fiscale doit évoluer au rythme des transformations économiques et technologiques. Elle doit être capable d’offrir des services modernes, accessibles et performants, répondant aussi bien aux attentes des citoyens qu’à celles des entreprises.
Au-delà de la modernisation des outils, les autorités souhaitent instaurer une culture fondée sur la responsabilité, la rigueur et la recherche de résultats. Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé l’importance de l’exemplarité et de la transparence dans la gestion des affaires publiques, deux principes qu’il considère essentiels pour renforcer la confiance entre l’administration et les contribuables.
Cette réforme s’inscrit dans un chantier plus vaste de modernisation de l’État. Depuis plusieurs mois, le gouvernement multiplie les initiatives destinées à améliorer l’efficacité des administrations publiques et la qualité des services rendus à la population.
Les enjeux sont considérables. Une meilleure mobilisation des recettes permet de renforcer l’autonomie financière du pays, mais aussi de soutenir les investissements nécessaires au développement des infrastructures, de l’éducation, de la santé ou encore du logement.
Pour les autorités, chaque amélioration dans la collecte des ressources publiques représente une capacité supplémentaire à financer les priorités nationales et à répondre aux besoins des populations.
Par le biais de cette nouvelle dynamique, le Président de la République ambitionne de faire de la Direction Générale des Impôts une administration moderne, performante et pleinement engagée dans la transformation économique du Gabon. Une institution capable de contribuer efficacement à la construction d’une économie plus diversifiée, plus résiliente et davantage tournée vers l’avenir.
Dans cette vision, la fiscalité dépasse son rôle traditionnel de collecte de recettes. Elle devient un véritable outil de développement, au service de la modernisation du pays et de l’amélioration durable des conditions de vie des Gabonais.
