Cette montée en puissance reposera sur la deuxième phase de développement du projet MaBoMo. D’après les informations communiquées par l’opérateur le jeudi 15 octobre 2026, quatre nouveaux puits producteurs doivent être mis en exploitation dans le cadre du programme initial. Les premiers volumes sont attendus au cours des trois premiers mois de 2027, avec une mise en service progressive des installations.
Les perspectives se sont précisées après deux forages d’évaluation réalisés dans la zone de North West Hibiscus. Les opérations ont permis de confirmer la présence de pétrole exploitable dans des réservoirs jugés de bonne qualité. BW Energy évalue entre 8 et 9 millions de barils les ressources récupérables identifiées, un potentiel qui ouvre la voie au développement de deux puits producteurs supplémentaires.
Pour accélérer le projet, la compagnie compte s’appuyer sur les infrastructures déjà présentes sur le permis. La plateforme de MaBoMo dispose des équipements nécessaires pour faciliter l’exploitation des nouveaux puits et l’acheminement du pétrole vers l’unité flottante BW Adolo. Cette stratégie doit limiter les besoins en nouvelles installations lourdes et réduire les dépenses nécessaires à la mise en production.
Après une opération de maintenance sur un puits existant, les équipes doivent poursuivre le programme de forage des quatre puits prévus, avant d’engager celui d’un cinquième dans la zone de Hibiscus. Cette organisation permettra à l’opérateur de développer progressivement les ressources identifiées tout en tirant parti des équipements déjà disponibles.
Sur le plan financier, les estimations communiquées par BW Energy mettent également en avant le potentiel du futur puits situé dans la zone 10P2. Celui ci pourrait démarrer avec une production supérieure à 5 000 barils par jour et permettre de récupérer l’investissement engagé en moins d’un an, selon les projections de la compagnie. Les volumes supplémentaires associés à ce puits sont estimés à environ 6 millions de barils.
Le permis de Dussafu est exploité par BW Energy, qui en détient 73,5 %, aux côtés de Panoro Energy, avec 17,5 %, et de la Gabon Oil Company, la compagnie pétrolière nationale, qui possède les 9 % restants. La présence de cette dernière dans le partenariat inscrit le projet parmi les activités auxquelles participe l’entreprise nationale dans le secteur des hydrocarbures.
Les ambitions de BW Energy ne s’arrêtent pas à MaBoMo. L’opérateur prépare également la mise en production du champ de Bourdon, annoncée pour le premier trimestre 2028. À terme, la compagnie vise un niveau de production compris entre 30 000 et 45 000 barils par jour sur l’ensemble du permis de Dussafu.
Pour le Gabon, ces perspectives mettent en lumière les enjeux liés à la continuité des investissements pétroliers, à l’exploitation des ressources disponibles et à la place des hydrocarbures dans l’économie nationale. Dans le cadre de la politique du Chef de l’État, Son Excellence le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, la valorisation des ressources nationales constitue un enjeu économique important. Les retombées effectives de cette expansion dépendront toutefois des volumes réellement produits, des investissements engagés et de la contribution générée pour le pays.
