Les 28 et 29 janvier 2026 à Libreville, l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) a réuni administrations, scientifiques, ONG et partenaires techniques autour d’un atelier stratégique pour faire le point. Il faut également tracer la voie des cinq prochaines années afin de transformer les acquis de la conservation marine en véritables opportunités économiques durables, sans mettre en péril les écosystèmes.
L’atelier a permis de revisiter le parcours d’un programme lancé à la suite des engagements internationaux pris par le Gabon en faveur de la protection de la biodiversité marine.
Depuis, le pays s’est doté d’un vaste réseau de zones marines protégées avec des parcs et réserves aquatiques qui couvrent plus d’un quart de ses eaux territoriales.
Gestionnaires d’aires protégées, éco-gardes, scientifiques et chercheurs ont été formés au fil des années, créant une nouvelle génération de professionnels engagés dans la protection des océans.
Les acteurs du programme estiment qu’il faut désormais passer à la valorisation économique responsable.
Tourisme durable, développement de l’économie bleue, structuration de chaînes de valeur locales et implication réelle des communautés côtières figurent parmi les pistes prioritaires.
Si les ambitions sont fortes, les défis restent nombreux. Gouvernance complexe, manque de financements durables, pression sur les ressources marines et impacts du changement climatique restent problématiques.
Les échanges ont surtout insisté sur l’urgence de renforcer la connaissance scientifique, notamment sur les stocks halieutiques, pour éviter toute surexploitation.
L’enjeu est de protéger plus de 50 000 km² d’écosystèmes marins tout en construisant une économie bleue créatrice d’emplois.
