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Gabon États Unis : l’AGOA ouvre aux entreprises gabonaises les portes d’un marché de plus de 300 millions de consommateurs

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Organisée par l’ambassade des États Unis, la rencontre « Faire des affaires avec les États Unis » a réuni des acteurs économiques autour des possibilités offertes par la réintégration du Gabon dans ce programme commercial américain. Pour les opérateurs gabonais, l’AGOA peut notamment faciliter l’accès de certains produits au marché américain sans droits de douane, sous réserve du respect des conditions prévues.

Agriculture, agroalimentaire, artisanat, textile ou encore technologies pourraient ainsi bénéficier de cette ouverture. Toutefois, transformer cet avantage commercial en véritables contrats d’exportation nécessitera davantage qu’une simple éligibilité au programme.

Le marché américain impose en effet des exigences élevées. Normes sanitaires, certifications, traçabilité, conditionnement, régularité de la production et capacité à fournir des volumes suffisants sont autant de conditions auxquelles les entreprises devront répondre. À cela s’ajoutent les questions du financement et de la logistique, qui peuvent rapidement devenir des obstacles pour les petites structures.

Le parcours de Leonella Gaelle Ilama, entrepreneure dans l’élevage porcin biologique, illustre justement cette volonté de certains opérateurs gabonais de dépasser les frontières du marché national. Pour cette nouvelle génération d’entrepreneurs, l’ouverture vers les États Unis pourrait représenter une véritable opportunité de croissance.

Encore faut il pouvoir transformer une production locale en produit exportable. Produire au Gabon constitue une première étape, mais accéder durablement au marché américain suppose de maîtriser toute une chaîne de contraintes, de la conformité du produit jusqu’à son acheminement et sa commercialisation.

La préparation des PME apparaît ainsi comme l’un des principaux défis. Pour profiter réellement de l’AGOA, les entreprises auront besoin d’un accompagnement adapté : obtention des certifications, financement des investissements, recherche de partenaires américains, maîtrise des procédures douanières et amélioration des capacités de production.

La question des volumes sera également déterminante. Une entreprise incapable d’assurer une production régulière risque de ne pas pouvoir répondre aux attentes d’un marché aussi vaste et concurrentiel que celui des États Unis. L’avantage tarifaire offert par l’AGOA ne suffira donc pas, à lui seul, à garantir le succès des exportations gabonaises.

Pour le Gabon, cette réintégration représente surtout une occasion d’accélérer la diversification de ses exportations et de donner davantage de visibilité au « Made in Gabon ». L’objectif serait notamment de permettre à des produits transformés localement de conquérir de nouveaux marchés et de générer davantage de valeur sur le territoire national.

Le véritable test sera désormais dans les chiffres : combien d’entreprises gabonaises parviendront à exporter vers les États Unis ? Quels produits trouveront réellement preneurs ? Et surtout, quelles retombées cette ouverture pourra t elle générer en matière d’investissements, de revenus et d’emplois ?

L’AGOA vient d’ouvrir une porte. Reste maintenant au Gabon à donner à ses entreprises les moyens de la franchir.

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