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Gabon : le pagne, entre affirmation identitaire et vision économique portée au sommet de l’État

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Au-delà de son aspect administratif, la généralisation du port du pagne dans les services publics marque un tournant symbolique important pour le Gabon. Derrière cette mesure, se dessine une volonté plus large de réaffirmer l’identité culturelle du pays tout en lui donnant une portée économique concrète.

Cette orientation s’inscrit dans la dynamique impulsée au sommet de l’État par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de la souveraineté culturelle et du développement productif deux piliers complémentaires de son action. L’idée n’est pas seulement de valoriser les symboles nationaux, mais aussi de les transformer en leviers de création de richesse.

Pour le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany, le port du pagne dans l’administration publique dépasse largement la question vestimentaire. Il s’agit d’un geste d’affirmation culturelle, destiné à renforcer le sentiment d’appartenance et à replacer les références locales au cœur de l’espace institutionnel.

Dans un contexte où les influences extérieures façonnent fortement les modes de vie, cette décision apparaît comme une manière de rééquilibrer le rapport aux identités culturelles. Le pagne devient ainsi plus qu’un habit car il est un symbole partagé, porteur de cohésion sociale et de fierté nationale.

Mais au-delà du symbole, la démarche s’inscrit également dans une logique économique assumée. Les autorités souhaitent structurer progressivement une filière textile locale, capable de produire sur place et de réduire la dépendance aux importations, sont le l’objectif est de transformer une pratique culturelle en moteur d’activité économique.

Dans cette perspective, la relance d’une industrie textile nationale, inspirée des expériences passées comme celle de la SOTEGA, revient au centre des discussions. Elle ouvre la voie à la création d’emplois, notamment pour les jeunes, et au développement d’un savoir-faire local autour du “made in Gabon”.

Cette stratégie illustre une approche plus globale portée par le chef de l’État, celle de faire de la culture non pas un simple héritage à préserver, mais un véritable outil de développement. Une manière d’ancrer la politique nationale dans les réalités sociales tout en projetant le Gabon vers une économie plus autonome et diversifiée.

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