Présente dans le pays depuis plus de 25 ans, l’entreprise intervient notamment sur le champ pétrolier offshore d’Etame. Cette audience intervient après l’achèvement de sa troisième campagne de forage en mer, marquée par la mise en service du puits ETSEM 3H, ainsi que dans un contexte de réorganisation de sa direction générale locale.
Au cours des échanges, les représentants de VAALCO Energy ont présenté leurs ambitions de développement et réaffirmé leur volonté de poursuivre leur collaboration avec les autorités gabonaises. La société a également mis en avant son ancrage local, indiquant que près de 90 % de ses effectifs au Gabon sont des ressortissants nationaux. Elle a par ailleurs souligné son engagement en faveur de la formation professionnelle et du transfert de compétences.
Mais au delà des perspectives d’investissement et de création de valeur, la question du respect des engagements envers l’État a occupé une place importante dans les discussions. Le Chef de l’État a rappelé les exigences de transparence dans la conduite des opérations, le respect de la législation nationale ainsi que l’exécution des obligations fiscales et contractuelles.
Dans cette optique, des séances de travail doivent prochainement réunir les représentants de VAALCO Energy et la Task Force chargée d’examiner les activités de la compagnie. Ces échanges techniques devront notamment permettre d’approfondir les questions soulevées par de récents audits, en particulier sur le calcul des redevances pétrolières et le règlement des sommes dues à l’État.

L’enjeu est important pour les finances publiques. Les revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles représentent une source de recettes pour le Gabon. Leur calcul, leur déclaration et leur versement dans les conditions prévues par les contrats et les textes en vigueur constituent donc des éléments essentiels de la relation entre l’État et les opérateurs pétroliers.
Pour les autorités, la continuité du partenariat avec VAALCO Energy doit ainsi s’inscrire dans un cadre où développement des activités, respect des règles et retombées économiques avancent ensemble. La valorisation des gisements nationaux est appelée à contribuer aux recettes publiques, tout en favorisant les compétences locales et des bénéfices concrets pour les populations.
Les prochaines discussions avec la Task Force seront déterminantes pour clarifier les points soulevés par les audits. À ce stade, les éléments communiqués ne précisent ni les éventuels montants contestés ni les conclusions définitives de ces vérifications. L’objectif annoncé reste de faire toute la lumière sur les obligations concernées et de consolider les bases d’une coopération conforme aux intérêts de l’État gabonais.