Fin juillet, VAALCO a mis en service un puits de gaz destiné à alimenter directement les installations du champ Etame. L’objectif est de remplacer progressivement le diesel utilisé pour produire l’électricité nécessaire au fonctionnement de la plateforme. Une évolution qui devrait permettre à l’entreprise de réduire sensiblement ses coûts opérationnels.
D’après Ron Bain, directeur financier de VAALCO, cette conversion devrait générer entre 500 000 et 600 000 dollars d’économies brutes chaque mois. Environ 60 % de cette économie devraient revenir directement à la compagnie dès le mois d’août. Pour George Maxwell, PDG du groupe, l’utilisation du gaz produit également des avantages techniques, notamment grâce à une optimisation du système de gas lift et à une meilleure fiabilité des turbines.
Mais cette performance est accompagnée d’une mauvaise nouvelle sur le front de la production. Le puits Bodi 58, qui avait démarré avec une production supérieure à 8 000 barils bruts par jour, a rapidement enregistré une progression de sa teneur en eau. Cette évolution, attribuée à une connectivité du réservoir différente de celle anticipée, a conduit VAALCO à revoir ses prévisions de production pour le Gabon.
La compagnie entend désormais consacrer les prochains mois à une nouvelle modélisation géologique du réservoir. Ce travail devrait durer entre quatre et cinq mois et doit permettre de mieux comprendre le comportement du puits et d’adapter la stratégie de production.
La campagne d’exploration a également connu un revers. Dans l’ouest du Gabon, un forage visant des sables aquifères s’est révélé non commercial. Le puits a donc été bouché puis abandonné.
Sur le plan financier, VAALCO indique par ailleurs maintenir sous contrôle la contamination au sulfure d’hydrogène, ou H2S, dans les puits existants grâce à des injections ciblées. Toutefois, les investissements importants réalisés récemment, associés au maintien des charges d’exploitation, devraient limiter les retombées fiscales du secteur.
Avec une hypothèse de prix du Brent autour de 70 dollars à long terme, la direction de VAALCO estime que les coûts de production du pétrole gabonais resteront élevés jusqu’en 2027. Cette situation devrait avoir des conséquences sur les revenus de l’État : les volumes de brut revenant au Gabon dans le cadre du partage de production devraient ainsi atteindre leur niveau le plus bas au cours des exercices 2026 et 2027.
Entre économies d’énergie sur le champ Etame, difficultés techniques à Bodi 58 et résultats d’exploration décevants, VAALCO poursuit donc ses activités au Gabon avec une stratégie désormais davantage orientée vers la maîtrise des coûts et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle.

















































