C’est une page d’histoire culturelle qui s’est écrite le vendredi 30 janvier 2026. Lors d’une soirée riche en émotions à l’Institut Français du Gabon (IFG), l’emblématique « Salle 400 » a été officiellement rebaptisée « Salle Pierre Claver Akendengué ». Une attention qui grave ainsi dans le marbre le nom de l’une des plus grandes voix du continent.
L’événement avait des allures de consécration. Alors que le public s’était déplacé pour écouter le « Poète des carrefours » lors d’un concert exceptionnel, la direction de l’IFG a profité de la présence du maestro pour dévoiler cette nouvelle identité.
Plus qu’un changement de signalétique, c’est un acte de mémoire immédiate. L’institution a choisi d’honorer le monument vivant plutôt que d’attendre la postérité.
Un nom pour l’histoire
Jusqu’alors désignée par sa capacité d’accueil, la salle principale de l’IFG porte désormais le poids d’une œuvre immense.
« C’est un acte de transmission, » souligne-t-on en coulisses. En attribuant ce nom à ce lieu de diffusion, Libreville affirme que la reconnaissance de ses icônes ne doit pas nécessairement attendre une validation extérieure ou le poids des années.
Pierre Claver Akendengué, dont la carrière traverse les décennies depuis les années 1970, incarne à lui seul la jonction entre la poésie, la tradition et l’engagement politique.
Sa musique, qui a toujours questionné les maux de la société et chanté la dignité africaine, résonnera désormais symboliquement à chaque spectacle organisé dans cette enceinte.
Une empreinte indélébile
Pour les observateurs de la scène culturelle gabonaise, ce geste du 30 rappelle que le patrimoine n’est pas seulement fait de pierres, mais aussi de noms et d’esprits qui ont façonné les consciences.
Désormais, les artistes qui fouleront les planches de l’Institut Français ne joueront plus simplement dans la « 400 ».
Ils se produiront chez Pierre Claver Akendengué, sous le patronage symbolique d’une conscience éveillée qui continue, infatigable, d’inspirer le Gabon et l’Afrique.
