La décision a été prise par la Direction provinciale des Affaires maritimes et fluviales du Moyen Ogooué. Dans un communiqué relayé par l’Agence gabonaise de presse (AGP), le commandant Valérie Gnomba demande aux propriétaires concernés de prendre les dispositions nécessaires dans le délai fixé.
Les deux épaves ne se trouvent pas au même endroit. La drague suceuse est signalée dans la zone du quartier Saint François, tandis que le remorqueur se trouve à proximité du débarcadère d’Isaac. Leur présence prolongée sur le fleuve suscite des préoccupations en raison des risques qu’elles pourraient représenter pour les usagers de cette voie navigable.
Au delà de leur aspect visuel, ces embarcations constituent, selon les autorités, des obstacles à la navigation et pourraient également présenter un risque environnemental. Elles occupent par ailleurs, sans autorisation, une partie du Domaine public maritime et fluvial.
L’enjeu est particulièrement important à Lambaréné, où l’Ogooué demeure un axe essentiel pour les déplacements et certaines activités économiques. La présence d’épaves dans des zones fréquentées peut compliquer la circulation des embarcations et accroître les risques pour les usagers, notamment les pêcheurs et les personnes qui empruntent régulièrement le fleuve.
Cette intervention des autorités ne constitue toutefois pas une initiative isolée. La question des épaves sur les voies navigables fait l’objet d’une procédure engagée depuis 2019. L’administration s’appuie notamment sur la Convention de Nairobi de 2007 relative à l’enlèvement des épaves, le Code de la marine marchande ainsi que la législation gabonaise encadrant l’occupation et la protection du domaine public.
Ces différents textes donnent aux autorités compétentes la possibilité d’intervenir lorsqu’une embarcation abandonnée est susceptible de compromettre la sécurité de la navigation ou de présenter une menace pour l’environnement.
Désormais, le compte à rebours est lancé. Les propriétaires des deux navires disposent de dix jours pour les retirer du fleuve. À l’expiration de ce délai, l’administration maritime se réserve la possibilité de prendre elle même les mesures nécessaires à leur enlèvement.
Cette décision vise donc à rétablir des conditions de navigation plus sûres sur l’Ogooué, tout en libérant le domaine public fluvial et en limitant les éventuels risques de pollution liés à la présence prolongée de ces épaves.
Pour les propriétaires concernés, le délai est désormais clairement fixé. À Lambaréné, les dix prochains jours devraient permettre de savoir si les deux embarcations seront finalement retirées ou si l’administration devra passer à l’action.
