Le cabinet sud-africain Centurion Law Group (CLG) renforce son ancrage au Gabon avec le lancement de sa plateforme de conseil à la demande, CLG Plus. Derrière cette initiative, il y a bien plus qu’un simple déploiement de services : c’est une manière de s’inscrire dans la dynamique actuelle de transformation économique du pays, impulsée par le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Au cœur de cette stratégie, le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de Cap Lopez, piloté par Perenco, s’impose comme un symbole fort. Avec un investissement estimé entre 600 et plus de 1 000 milliards de francs CFA selon les phases de développement, ce chantier illustre la volonté des autorités gabonaises de valoriser davantage les ressources nationales et de diversifier les leviers de croissance.
Dans ce contexte, l’arrivée de CLG Plus répond à une réalité bien concrète : les grands projets ne se jouent plus uniquement sur le terrain industriel, mais aussi dans la capacité à sécuriser rapidement des cadres juridiques solides. Et cela, les équipes de CLG l’ont bien compris. Leur approche consiste à intervenir de manière ciblée, en mobilisant des experts au moment opportun, plutôt que de maintenir des structures lourdes. Un choix qui permet de gagner en efficacité, mais aussi de limiter les coûts dans un environnement où chaque jour de retard peut représenter entre 600 millions et 3 milliards FCFA.
À Cap Lopez, près de Port-Gentil, le futur terminal de liquéfaction incarne ce tournant. Avec une production attendue entre 0,7 et 1 million de tonnes de GNL par an, le site pourrait générer entre 200 et 400 milliards FCFA de revenus annuels. Pour beaucoup d’observateurs, c’est une étape clé vers une économie moins dépendante du pétrole brut, mais surtout plus résiliente.
Ce projet s’inscrit pleinement dans la vision portée par Brice Clotaire Oligui Nguema, qui met l’accent sur la transformation locale des ressources et l’amélioration de la gouvernance économique. Depuis son arrivée au pouvoir, les discours et premières orientations vont dans le sens d’une meilleure gestion des richesses nationales, avec un objectif clair : créer plus de valeur sur place et renforcer la souveraineté économique du pays.
La fin progressive du torchage du gaz, longtemps considéré comme une perte sèche, en est une illustration concrète. En le transformant en produit exportable, le Gabon ne se contente pas de générer de nouvelles recettes — il améliore aussi son image auprès des investisseurs, de plus en plus attentifs aux critères environnementaux.
Dans ce cadre, le rôle de CLG devient stratégique. En sécurisant les contrats, en anticipant les risques et en garantissant une conformité aux standards internationaux, le cabinet contribue à rendre le projet plus crédible aux yeux des bailleurs de fonds. Or, pour mobiliser des financements qui peuvent dépasser les 650 milliards FCFA sur l’ensemble de la chaîne de valeur, la confiance reste un élément déterminant.
Au-delà du seul projet Cap Lopez, cette collaboration reflète un changement plus profond dans la manière de concevoir les grands projets au Gabon. Plus de rigueur, plus de transparence, mais aussi plus d’agilité. Si cette méthode s’impose, elle pourrait servir de modèle dans d’autres secteurs clés comme les mines ou les infrastructures.
En filigrane, c’est toute une ambition nationale qui se dessine : celle de faire du Gabon un acteur énergétique crédible et compétitif dans le Golfe de Guinée. Et dans cette trajectoire, des initiatives comme celle de CLG viennent, à leur manière, accompagner et structurer l’élan impulsé au sommet de l’État.

















































