Selon les commerçants, cette augmentation serait principalement liée aux difficultés rencontrées pour acheminer les bouteilles de gaz jusqu’à Makouké. L’état des voies d’accès complique le transport, tandis que l’arrêt du bac constitue un obstacle supplémentaire pour les opérateurs qui doivent assurer l’approvisionnement de la ville.
Ces contraintes logistiques entraînent des coûts supplémentaires que certains commerçants répercutent sur le prix payé par les consommateurs. Une situation qui place les ménages devant une équation difficile, alors que le gaz butane reste un produit essentiel dans de nombreux foyers.
Mais cette justification liée au transport soulève également la question du respect des prix fixés pour les produits subventionnés par l’État. Lorsqu’un produit bénéficie d’un soutien public et d’un tarif réglementé, son prix de vente ne devrait pas être librement augmenté en fonction des difficultés rencontrées lors de son acheminement.
Pour les consommateurs de Makouké, cette situation est donc particulièrement préoccupante. Une bouteille vendue 6 000 FCFA représente une dépense supplémentaire importante pour des familles qui doivent déjà composer avec la hausse du coût de plusieurs produits du quotidien.
Au-delà du cas du gaz, cette situation met surtout en évidence les difficultés d’approvisionnement auxquelles peuvent être confrontées certaines localités lorsque les infrastructures de transport ne permettent plus une circulation normale des marchandises. La remise en service du bac et l’amélioration des conditions d’accès pourraient ainsi contribuer à réduire les coûts liés au transport et à faciliter l’approvisionnement de Makouké.
La question reste désormais de savoir quelles mesures pourront être prises pour permettre aux habitants de cette localité de retrouver un accès au gaz butane à un prix conforme au tarif réglementé, tout en évitant que les difficultés d’acheminement ne pèsent davantage sur le pouvoir d’achat des ménages.















































