Si la microfinance gabonaise affiche une santé de fer au troisième trimestre 2025, elle le doit à une poignée d’acteurs. 91 %, c’est la part de clientèle captée par seulement quatre établissements sur les vingt agréés,
Finam, Loxia, EDG et Express-Union.
Ces quatre géants règnent sans partage sur le secteur, ne laissant que 9 % du marché aux seize autres structures.
Cette ultra-concentration rend les statistiques nationales totalement dépendantes de leurs performances.
La légère baisse de clientèle enregistrée ce trimestre (-0,4 %) ne reflète pas une tendance générale, mais uniquement le recul d’un de ces leaders, suffisant pour faire plier la courbe nationale.
Même constat sur le plan financier, le bond des fonds propres (+7,8 %) résulte exclusivement de la recapitalisation de deux de ces poids lourds.
Une domination qui garantit certes la stabilité du système, mais qui verrouille le marché autour des grands centres urbains, rendant l’émergence de nouveaux acteurs particulièrement ardue.


















































