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Au-delà de la récente mise au point sur les tests d’anglais, le communiqué publié par Ivindo Iron soulève une question de fond bien plus stratégique pour le Gabon. Il s’agit de notre capacité à reprendre le contrôle de nos ressources minières.

Le programme « We Train for Gabon – Destination Australie » ne doit pas être lu comme une simple colonie de vacances éducative, mais comme un outil de souveraineté économique.

L’objectif affiché par le partenariat entre l’État et Fortescue est explicitement de réduire la dépendance à l’expertise étrangère ».

Depuis des décennies, le secteur minier gabonais souffre d’un paradoxe . Malgré son sous-sol riche, le pays a une ingénierie souvent importée.

Envoyer ses jeunes se former à la Western Australia School of Mines (WASM) de l’Université Curtin, c’est pour le Gabon chercher à briser ce plafond de verre.

Cette initiative, impulsée par le Chef de l’EtatBrice Clotaire Oligui Nguema, vise à créer une élite technique capable d’opérer aux standards internationaux les plus exigeants.

C’est le prix à payer pour que la transformation du secteur minier, et notamment l’exploitation du fer de Belinga, profite réellement à l’économie nationale via le transfert de compétences.

L’engouement est là — plus de 2 000 candidatures ont été enregistrées pour la prochaine cohorte de février 2026.

Cela démontre que la jeunesse gabonaise a compris l’enjeu. Ces formations doivent aboutir à des postes de responsabilité réels au retour au pays, pour que la valeur ajoutée reste, cette fois, au Gabon.

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