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Port-Gentil : l’entrepreneur chargé de la réhabilitation du lycée Joseph Ambouroue Avaro conteste des accusations de détournement

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Arrêté dans le cadre d’une enquête sur l’utilisation des fonds publics, Arsène Boundzanga, patron de la société King Industry, affirme n’avoir commis aucune irrégularité. Son interpellation intervient alors que les autorités gabonaises multiplient les contrôles sur les marchés publics, conformément aux instructions du président Brice Clotaire Oligui Nguema.

L’homme d’affaires, chargé de la réhabilitation du lycée Joseph Ambouroue Avaro (LJAA) à Port-Gentil, est actuellement en garde à vue à la Direction générale des Recherches (DGR). Il est soupçonné de détournement de fonds publics sur réquisition du procureur. Une fois l’enquête bouclée, il devrait être transféré vers une juridiction spéciale à Libreville pour répondre des faits.

Des travaux réalisés à 70 % selon l’entrepreneur

Le projet, lancé fin 2023 dans l’urgence de la rentrée scolaire, aurait accumulé les retards administratifs et techniques. Mais Arsène Boundzanga se défend : il assure que le chantier n’a jamais été à l’arrêt et affirme avoir atteint un taux d’avancement de 70 %. Il précise avoir perçu environ 1,78 milliard de FCFA, alors que le montant global du marché a été réévalué à 3,4 milliards après une contre-expertise.

Selon lui, le préfinancement des travaux par son entreprise a été considérable. « Nous avons dû louer des bateaux pour acheminer le matériel depuis Libreville », explique-t-il, ajoutant que le coût des travaux exécutés dépasse largement les sommes déjà encaissées. Il dit avoir été « surpris » par son interpellation et pointe du doigt les retards de paiement de l’État ainsi que des études techniques initiales erronées.

Des critiques sur la convention initiale

Certaines sources évoquent toutefois une mauvaise évaluation dès la signature du contrat. L’entrepreneur aurait sous-estimé l’ampleur des besoins réels et négligé la vérification des études techniques, une « légèreté » qui expliquerait en partie les déboires du projet.

L’affaire est désormais suivie de près, d’autant que le lycée accueille plus de 7 000 élèves. Au-delà de l’enjeu judiciaire, c’est aussi une question sociale qui se pose pour la cité pétrolière de Port-Gentil.

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