Pendant longtemps, les bacs disposés dans différents points de la ville ont servi de lieux de regroupement des ordures. Mais leur présence n’a pas toujours permis d’éviter les dépôts anarchiques autour des conteneurs. Des déchets s’accumulent, débordent parfois et finissent par occuper les abords des routes et des habitations, renforçant le sentiment d’insalubrité.
La municipalité entend désormais agir autrement. Avec la collecte de proximité, les habitants seront davantage associés au processus d’évacuation des déchets. L’objectif est de rapprocher le service des ménages afin de limiter les dépôts dans les espaces publics et d’éviter que certains points de la ville ne deviennent des zones permanentes d’accumulation des ordures.
Pour la mairie, cette évolution ne repose toutefois pas uniquement sur les moyens de collecte. Elle implique également une plus grande responsabilité des populations dans la gestion quotidienne de leurs déchets. Le changement de dispositif doit ainsi s’accompagner d’un effort collectif pour respecter les horaires et les modalités de ramassage et surtout éviter de déposer les ordures dans les rues ou dans les espaces non prévus à cet effet.
Cette décision intervient alors que les autorités locales multiplient les initiatives destinées à améliorer la salubrité de Tchibanga. Le nettoyage des caniveaux engagé dans la commune participe également à cette volonté de rendre les espaces urbains plus propres et de réduire les risques liés à l’accumulation des déchets et à l’obstruction des voies d’évacuation des eaux.
À travers cette nouvelle organisation, la mairie de Tchibanga cherche donc à passer d’une logique de dépôt à une logique de collecte. Un changement qui devra désormais faire ses preuves sur le terrain, avec la régularité du ramassage, l’implication des habitants et le respect des nouvelles règles. À terme, l’enjeu est clair : réduire les dépôts sauvages, assainir les quartiers et offrir aux habitants un environnement urbain plus propre
