Depuis le début du mois de mai 2026, un changement important est entré en vigueur dans les relations commerciales entre la Chine et l’Afrique. Pékin a décidé de supprimer tous les droits de douane sur les produits en provenance de 53 pays africains, une mesure qui restera active jusqu’en 2028.
Concrètement, cela signifie que les produits africains peuvent désormais entrer sur le marché chinois sans frais douaniers. Une seule exception demeure : l’Eswatini, en raison de ses liens diplomatiques avec Taïwan.
Cette décision élargit un dispositif déjà existant qui, jusque-là, ne concernait qu’une partie des pays les plus vulnérables du continent. Désormais, des économies majeures comme l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc ou encore l’Égypte sont également concernées.
Sur le papier, l’opportunité est importante. Les échanges entre la Chine et l’Afrique ont déjà atteint des niveaux record, dépassant les 300 milliards de dollars par an. Et la tendance reste à la hausse.
Mais dans les faits, la relation commerciale reste déséquilibrée. L’Afrique vend principalement des matières premières comme le pétrole, les minerais ou le cacao, tandis qu’elle importe massivement des produits manufacturés chinois. Résultat : le continent continue d’afficher un déficit commercial important.
Cette ouverture chinoise pourrait donc offrir un souffle nouveau aux exportateurs africains. Mais elle ne suffira pas, à elle seule, à transformer la structure des économies du continent. Le véritable enjeu reste le même : passer de l’exportation de ressources brutes à la création de produits à plus forte valeur ajoutée.
