Dans plusieurs quartiers du Gabon, un constat revient avec insistance : les prix affichés dans les boutiques ne correspondent plus toujours à ceux fixés officiellement. Une situation qui alimente le sentiment d’une vie chère de plus en plus difficile à supporter pour de nombreux ménages.
Parmi les produits concernés, les sardines Belma sont souvent citées par les consommateurs. Alors que des prix de référence existent dans la mercuriale, les tarifs pratiqués dans certains points de vente semblent s’en éloigner nettement.
D’après les grilles officielles, le carton de Belma 125 g est encadré autour de 17 085 FCFA, avec un prix de détail estimé à environ 385 FCFA. La version 425 g, elle, est fixée à près de 16 450 FCFA pour un prix de vente autour de 775 FCFA. Pourtant, sur le terrain, les réalités sont différentes.
Dans plusieurs boutiques de quartier, ces produits seraient vendus plus cher, parfois jusqu’à 600 FCFA pour la boîte de 125 g et autour de 1 100 FCFA pour la version 425 g, selon plusieurs témoignages recueillis localement.
L’huile de table Cuisin’Or est également concernée par ces écarts. Officiellement, la bouteille d’un litre est homologuée à 1 000 FCFA sur l’ensemble du territoire national. Mais dans certains points de vente, notamment dans des zones urbaines comme la SNI, des prix plus élevés sont constatés, pouvant atteindre 1 300 FCFA pour le litre.
Le quart de litre serait quant à lui vendu autour de 150 FCFA au lieu de 100 FCFA dans certains commerces, selon plusieurs observations de consommateurs.
Ces différences entre les prix officiels et ceux réellement pratiqués créent un malaise grandissant. Pour les familles, chaque hausse, même légère, vient fragiliser davantage l’équilibre du budget quotidien.
Dans les faits, les petits commerçants se retrouvent souvent pris entre les coûts d’approvisionnement et les attentes des clients. Mais pour les ménages, la conclusion reste la même : les dépenses essentielles pèsent de plus en plus lourd.
Au-delà des chiffres, c’est donc la question de l’application réelle des règles de prix et du suivi du marché qui se pose, dans un contexte où la vie chère devient une préoccupation quotidienne au Gabon.
