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Au cœur du marché de Mont-Bouët, l’un des plus fréquentés de la capitale, une inquiétude revient avec insistance chez de nombreux commerçants : celle des prélèvements liés aux emplacements de vente. Dans un contexte économique déjà fragile, ces charges sont perçues par certains comme de plus en plus difficiles à supporter.

Réunis autour du Syndicat des débrouillards du Gabon (SDG) et de l’ONG Solidarité pour le développement du Gabon (ONG-SDG), plusieurs vendeurs ont décidé de faire entendre leur voix. Ils évoquent des montants qui, selon eux, ne correspondraient pas toujours aux tarifs officiels en vigueur.

Dans leurs témoignages, certains expliquent que des sommes plus élevées seraient parfois exigées pour l’occupation d’un simple étal. D’autres affirment que les montants varient selon les produits vendus ou les emplacements occupés, créant un sentiment d’incompréhension et d’injustice.

Un autre point revient régulièrement : la question des reçus. Plusieurs commerçants disent ne pas toujours recevoir de justificatifs clairs après paiement, tandis que d’autres évoquent des tickets multiples pour une seule place, rendant la situation difficile à suivre au quotidien.

Ces préoccupations ne sont pas nouvelles. Elles refont surface de manière récurrente dans plusieurs marchés de Libreville, où des vendeurs dénoncent depuis longtemps des pratiques informelles qui grignotent leurs revenus.

Derrière ces témoignages se dessine une réalité plus large : celle des difficultés de gestion et de contrôle dans les espaces marchands. Entre règles officielles et application sur le terrain, un écart semble persister, au détriment des petits acteurs économiques.

Face à cette situation, les organisations mobilisées appellent à des vérifications approfondies afin de mieux encadrer la collecte et de rétablir la confiance. Pour elles, une meilleure transparence serait essentielle pour soulager les commerçants et améliorer le fonctionnement du marché.

En attendant, les vendeurs de Mont-Bouët continuent leur activité dans un climat de vigilance, espérant des changements concrets qui leur permettraient de travailler dans des conditions plus stables et plus équitables.

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