La décision a été prise à l’issue d’une rencontre tenue ce lundi au Palais de la Rénovation avec le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogho, ainsi que plusieurs représentants des principaux opérateurs de la filière. Les échanges ont porté sur la situation économique du secteur, mais également sur ses conséquences sur l’emploi, les investissements et l’activité des entreprises.
Avec ces 20 milliards de FCFA, l’exécutif entend donner un bol d’air aux entreprises concernées en leur permettant de renforcer leur trésorerie et de disposer de nouvelles marges de manœuvre. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, le règlement des engagements de l’État envers les opérateurs constitue une étape nécessaire pour restaurer la confiance et permettre au secteur productif de poursuivre ses activités.
« Qui paie ses dettes s’enrichit », a résumé le chef de l’État, donnant ainsi le ton d’une intervention destinée à soutenir les entreprises confrontées au ralentissement de leurs marchés.
Mais la réponse gouvernementale ne se limite pas au règlement des créances fiscales. Le président de la République a également demandé aux administrations concernées d’explorer de nouveaux débouchés, notamment sur le continent africain. L’objectif affiché est de réduire la dépendance de la filière à certains marchés extérieurs et de mieux valoriser la production issue des forêts gabonaises.
Cette orientation rejoint également la volonté de renforcer la transformation locale du bois. Il s’agit de faire davantage de cette ressource un levier de création de valeur au Gabon, plutôt que de dépendre principalement des marchés extérieurs pour écouler la production. Le développement de la consommation locale fait également partie des pistes mises en avant.
L’enjeu est particulièrement important sur le plan social. La filière Forêt Bois représente plus de 15 000 emplois directs et indirects et constitue, selon les données présentées lors de la rencontre, le premier pourvoyeur privé d’emplois au Gabon. Les difficultés rencontrées par les entreprises concernent donc directement un nombre important de travailleurs et d’activités liées au secteur.
À l’issue de la rencontre, Jean Marie Ntoutoume, délégué général de l’Union des forestiers et industriels du Gabon, a salué les orientations annoncées par le président de la République, notamment la décision concernant les créances de TVA.
La prochaine étape consistera désormais à traduire ces orientations en mesures concrètes. Les opérateurs devront travailler avec les administrations compétentes, notamment les ministères de l’Économie et des Eaux et Forêts, ainsi qu’avec la Société nationale des bois du Gabon.
Le règlement des 20 milliards de FCFA apparaît ainsi comme une première réponse aux difficultés immédiates de trésorerie. La relance durable de la filière dépendra également de sa capacité à diversifier ses marchés, renforcer la transformation locale et améliorer sa compétitivité.
À travers cette intervention, le gouvernement entend donc répondre à l’urgence tout en préparant l’avenir d’un secteur considéré comme stratégique pour l’économie et l’emploi au Gabon.

















































