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Cette prévision intervient alors que le gouvernement table sur une croissance économique de 4,5 % en 2027, après 4 % attendus en 2026. Les activités hors pétrole devraient progresser de 4,6 %, tandis que le secteur pétrolier afficherait une hausse de 4,1 %. Dans ce scénario, le lancement d’une nouvelle production de minerai de fer vient renforcer le poids attendu du secteur minier dans l’économie nationale.

Pour 2027, le document budgétaire fixe donc une production de 1,5 million de tonnes de minerai de fer. Il s’agit d’un nouveau volume dans les prévisions nationales, aucune production de référence n’étant indiquée pour 2026.

Cette donnée doit toutefois être lue avec prudence. Le cadrage budgétaire présente une hypothèse de production, mais l’extrait disponible ne précise pas le projet minier à l’origine de ces volumes ni l’opérateur qui en assurerait l’exploitation.

D’autres informations essentielles restent également à préciser, notamment le calendrier exact du démarrage, les capacités d’extraction, les infrastructures prévues pour transporter et évacuer le minerai ainsi que les recettes susceptibles d’être générées pour l’État.

L’arrivée du fer s’inscrit par ailleurs dans un secteur du manganèse qui devrait lui aussi connaître une progression en 2027. Le gouvernement prévoit une production de 10,3457 millions de tonnes, contre 9,525 millions de tonnes en 2026. Cela représente une hausse annoncée de 8,6 %.

Le prix moyen du manganèse devrait également progresser dans les projections gouvernementales, passant de 166,9 dollars la tonne en 2026 à 241,9 dollars en 2027.

Le scénario minier présenté pour l’année prochaine repose ainsi sur deux leviers : une hausse de la production et du prix du manganèse, accompagnée de l’arrivée annoncée du minerai de fer dans les statistiques nationales.

Cette évolution s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités d’accélérer la mise en œuvre du Plan national de croissance et de développement 2026 à 2030 et de renforcer la contribution des ressources naturelles à l’économie gabonaise.

Au delà des volumes annoncés, l’enjeu sera surtout de savoir quelle valeur cette nouvelle production pourra réellement apporter au pays. La construction des infrastructures nécessaires, la capacité à assurer l’évacuation du minerai et les retombées fiscales et économiques constitueront des éléments déterminants.

Pour l’heure, le chiffre de 1,5 million de tonnes constitue donc une projection inscrite dans le scénario budgétaire de 2027, et non encore la confirmation d’une production effectivement réalisée.

Si cette prévision se concrétise, le Gabon franchira néanmoins une nouvelle étape dans la diversification de son secteur minier. Après le pétrole et le manganèse, le minerai de fer pourrait ainsi devenir une nouvelle composante de la production extractive nationale dès 2027.

Reste désormais à transformer cette prévision budgétaire en réalité industrielle. C’est l’exécution effective du projet, avec ses infrastructures, ses volumes et ses retombées économiques, qui permettra de mesurer la véritable portée de cette nouvelle ambition minière

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