Selon le procès verbal de l’opération, le montant total des sommes saisies atteint précisément 2 290 975 FCFA. Une somme particulièrement importante au regard du règlement intérieur de la prison, qui fixe à 5 000 FCFA le montant autorisé par détenu. Plus de 3 000 pensionnaires étaient concernés par cette opération qui a mobilisé les équipes dans l’ensemble des quartiers de la maison d’arrêt.
La fouille a été ordonnée par le directeur de la prison centrale, le commandant Loundou Guy Stéphane, et conduite par l’unité opérationnelle du Commandement en Chef en seconde, sous la responsabilité de Ngoundou Boucka J. de Dieu. Aucun quartier n’a été épargné, y compris celui réservé aux femmes, où les contrôles ont été effectués par des sages femmes accompagnées du personnel médical.
Au delà de l’argent, les agents ont découvert un inventaire particulièrement diversifié d’objets et de produits prohibés. Le procès verbal fait notamment état de 576 produits cosmétiques, 328 paquets de jeux de cartes, 292 bonbons au chanvre, 70 chargeurs de téléphone, 26 paquets de cigarettes et 14 plaquettes de tramadol.
À cette liste s’ajoutent un carton contenant diverses armes blanches, un marteau en fer, une box Wi-Fi Airtel, des sachets de poudre blanche, des joints de chanvre ainsi qu’une munition d’arme factice. Des téléphones et des sommes d’argent auraient également été dissimulés dans les parties intimes de certains détenus, selon le compte rendu de l’opération.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre de l’application de l’arrêté n°0018/MJGS/CAB portant règlement intérieur des établissements pénitentiaires. Ses articles 24, 28 et 29 prévoient notamment la fouille des détenus, le contrôle des objets introduits depuis l’extérieur et l’interdiction des jeux d’argent.
À travers cette opération, l’administration pénitentiaire entend renforcer les contrôles et rappeler les règles applicables à l’intérieur de la prison. La présence d’argent au delà des limites autorisées, de substances interdites et de matériels divers soulève également des interrogations sur les circuits par lesquels ces objets parviennent jusqu’aux détenus.
D’après les informations communiquées, les objets et les sommes saisis étaient encore conservés sur place dans l’attente du constat du procureur général. Les suites judiciaires éventuelles et les responsabilités liées à la présence de ces produits devront donc être précisées par les autorités compétentes.
















































