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Selon les informations rapportées par le quotidien L’Union, les faits remontent au 6 septembre 2026. Quatre individus, présentés comme des employés du site industriel d’Olam Batouri, auraient préparé une embuscade contre un véhicule de la société Sodec, chargé de transporter des fonds pour le règlement des salaires des travailleurs de la plantation.

Les suspects auraient profité de leur connaissance des horaires et des itinéraires du convoi pour organiser leur attaque sur un axe situé entre les villages Atem et Edoum Toulouse. Le dispositif aurait été préparé la veille, avec l’installation d’une charge explosive industrielle commandée à distance par un détonateur électrique.

Le jour des faits, aux environs de 14 heures, le véhicule de transport de fonds a été pris pour cible. À son bord se trouvaient sept agents de la banque, accompagnés d’un gendarme chargé d’assurer leur protection. Une explosion a alors retenti, endommageant sérieusement le véhicule.

Malgré la violence de la déflagration, les occupants ont réussi à s’en sortir sans blessures signalées dans les informations disponibles. Le conducteur et son escorte ont poursuivi leur route, empêchant ainsi les assaillants de mener leur opération à terme. Les auteurs présumés auraient ensuite pris la fuite en direction de la forêt.

Alertées par la gravité de cette tentative de braquage, les autorités judiciaires ont mobilisé plusieurs unités pour retrouver les personnes impliquées. Les investigations, conduites avec la participation de l’antenne provinciale de la Direction générale des recherches du Woleu Ntem, de la compagnie mobile et des brigades de gendarmerie de Bitam et de Siat Bitam, ont abouti à l’interpellation de trois suspects.

Identifiés sous les prénoms de Mbie Desmond, Taki Colins et Bryan Samuel, les trois hommes ont été présentés devant la justice avant d’être placés en détention préventive à la prison centrale d’Oyem. Un quatrième individu aurait également été impliqué dans la préparation de l’attaque, mais les informations fournies ne précisent pas son sort.

Les mis en cause sont soupçonnés de tentative de vol à main armée avec usage d’explosifs. La procédure judiciaire devra désormais établir leur implication exacte et déterminer les responsabilités de chacun. En attendant une décision de justice, ils bénéficient de la présomption d’innocence.

Cette affaire met en lumière les risques auxquels peuvent être exposés les transports de fonds, notamment lorsqu’ils acheminent des sommes destinées au paiement des salaires. À Bitam, l’échec de l’embuscade a permis d’éviter le vol projeté, tandis que l’enquête devra préciser les circonstances de cette opération et établir si d’autres personnes ont participé à sa préparation.

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