Les agents de l’Office central antidrogue (OCAD) de Bitam ont récemment mis la main sur une importante cargaison de chanvre indien dissimulée dans un camion de transport de marchandises en provenance de Kyé-Ossi, à la frontière entre le Cameroun et le Gabon. La drogue, cachée parmi des vivres et divers produits de consommation courante, représente une valeur estimée à plus de deux millions de francs CFA.
Cette opération, menée dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, a rapidement conduit les enquêteurs à remonter la piste du véhicule utilisé pour le transport. Selon les premiers éléments recueillis, le camion aurait été loué par une commerçante camerounaise vivant à Libreville. Entendue par les services compétents, cette dernière a toutefois rejeté toute responsabilité, affirmant ne pas avoir eu connaissance de la présence de drogue dans le chargement.
Les investigations ont permis l’interpellation de plusieurs personnes soupçonnées d’avoir joué un rôle dans l’acheminement de la marchandise illicite. Au total, huit individus ont été placés en garde à vue dans les locaux de l’OCAD à Bitam. Tous contestent les faits qui leur sont reprochés et assurent n’avoir aucun lien avec le trafic découvert.
Malgré ces dénégations, les enquêteurs estiment disposer d’indices sérieux. Les premiers témoignages recueillis laissent penser qu’une partie des personnes interpellées aurait participé au chargement de la drogue à Kyé-Ossi, tandis qu’un autre suspect aurait été chargé de réceptionner la cargaison une fois arrivée à destination.
Concernant la propriétaire du camion, les autorités n’excluent pas l’hypothèse selon laquelle les ballots de chanvre auraient été introduits dans le véhicule sans son accord ni sa connaissance. Cette piste fait actuellement l’objet de vérifications complémentaires afin d’établir avec précision les responsabilités de chacun.
L’affaire devrait être prochainement transmise au parquet de Libreville, qui devra se prononcer sur le sort des huit personnes placées en garde à vue. Ce nouveau dossier rappelle les défis auxquels les autorités sont confrontées dans la lutte contre les réseaux de trafic de stupéfiants opérant entre le Cameroun et le Gabon, notamment le long des axes frontaliers particulièrement surveillés.
