Le secteur pétrolier gabonais s’apprête à franchir une nouvelle étape avec l’engagement financier de la compagnie norvégienne BW Energy, qui a officiellement validé sa décision d’investissement pour le développement du champ offshore Bourdon, situé dans le permis de Dussafu, au large des côtes gabonaises.
Le montant annoncé est d’environ 300 millions de dollars, soit près de 180 milliards de FCFA. Un investissement lourd, destiné à renforcer la production et à donner un nouveau souffle à un secteur clé de l’économie nationale.
Selon les estimations techniques, le gisement Bourdon contiendrait près de 25 millions de barils de réserves récupérables. La mise en production est prévue pour le premier trimestre 2028, conformément au calendrier établi par l’opérateur.
Le projet reposera sur une première phase de développement comprenant trois puits de production. Ceux-ci seront reliés à l’unité flottante FPSO BW Adolo, déjà en service dans la zone. Une stratégie qui permet de s’appuyer sur des infrastructures existantes afin de limiter les coûts et gagner en efficacité.
Sur le plan des partenariats, BW Energy détient la majorité avec 73,5 % du projet. Elle est suivie par Panoro Energy avec 17,5 %, tandis que la Gabon Oil Company en détient 9 %.
Cet investissement intervient dans un contexte où les autorités cherchent à stabiliser et relancer la production pétrolière nationale, confrontée depuis plusieurs années à une tendance de déclin.
Dans cette dynamique, la prolongation de la licence du permis Dussafu jusqu’en 2048 apparaît comme un signal fort envoyé aux investisseurs. Elle offre une visibilité à long terme et sécurise les engagements financiers liés au développement du champ Bourdon.
Au-delà des chiffres, ce projet confirme surtout la volonté du Gabon de consolider sa place parmi les producteurs pétroliers majeurs d’Afrique centrale, tout en attirant davantage de capitaux dans un secteur encore central pour son économie.
