Le climat politique reste particulièrement tendu au Sénégal. Deux jours seulement après son limogeage du poste de Premier ministre, Ousmane Sonko pourrait déjà rebondir à la tête de l’Assemblée nationale. Ce dimanche 25 mai, le président de l’institution parlementaire, Malick Ndiaye, a annoncé sa démission, ouvrant ainsi la voie à une possible arrivée du leader du Pastef au perchoir.
Dans un message publié sur Facebook, Malick Ndiaye a expliqué avoir pris cette décision « après une profonde réflexion », affirmant agir dans « l’intérêt supérieur de la Nation ». Il a également rappelé les efforts menés durant son mandat pour renforcer la transparence et le rôle du Parlement sénégalais.
Dans la foulée, l’Assemblée nationale a officialisé la réintégration d’Ousmane Sonko comme député. Une nouvelle élection du président de l’institution est prévue ce mardi 26 mai, et tout porte à croire que Sonko est désormais le grand favori, grâce à la majorité détenue par son parti.
Cette évolution marque un tournant majeur dans la vie politique sénégalaise. Longtemps alliés, le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko semblent désormais engagés dans un véritable bras de fer politique. Entre jeux d’influence, stratégies de pouvoir et tensions institutionnelles, le pays entre dans une nouvelle phase politique à l’approche des élections locales et de la présidentielle de 2029.
En attendant, les Sénégalais restent suspendus à une autre annonce très attendue : celle du futur Premier ministre, chargé de former un nouveau gouvernement dans un contexte particulièrement sensible.
