Le Transgabonais s’apprête à entrer dans une nouvelle ère. Son excellence le président de la république Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé la poursuite de la réhabilitation de l’unique ligne ferroviaire du pays, grâce à un financement de 115 milliards de FCFA décroché auprès de l’Agence française de développement (AFD).
Ce coup de pouce financier n’arrive pas par hasard. Depuis plusieurs années, le Transgabonais souffre du vieillissement de ses infrastructures, un handicap qui pèse lourdement sur la sécurité des trajets et la régularité du trafic. Voyageurs comme opérateurs économiques en connaissent les conséquences au quotidien : retards, ralentissements, incertitudes.
Avec ce nouveau financement, les autorités gabonaises comptent inverser la tendance. Le programme s’étalera sur six ans, jusqu’en 2031, et ambitionne de moderniser en profondeur le réseau ferroviaire. Au-delà de la sécurité et de la ponctualité, l’enjeu porte aussi sur les capacités de transport de marchandises, un point stratégique pour l’économie nationale.
Car derrière cette réhabilitation se cache un calcul plus large. Le chef de l’État entend faire du Transgabonais un véritable levier pour accompagner les grands projets miniers à venir, à commencer par celui de Belinga. Sans une ligne ferroviaire fiable et performante, difficile en effet d’imaginer l’exploitation et l’acheminement des ressources de ce gisement tant attendu.
L’ambition ne s’arrête pas aux frontières du pays. À terme, Libreville espère connecter davantage son réseau ferroviaire aux infrastructures de transport de la sous-région, renforçant ainsi la position du Gabon comme carrefour économique en Afrique centrale.
Avec ce financement de l’AFD, le président de la république Oligui Nguema envoie un signal clair : la modernisation des infrastructures du pays reste une priorité, au service du développement économique et de l’intégration régionale.
