Dans un communiqué publié ce 17 mars 2026, l’instance dirigeante du football africain a entériné une victoire sur tapis vert (3-0) en faveur du Maroc, sacré champion d’Afrique sans que la finale ne soit disputée.
Une décision fondée sur le règlement
Au cœur de cette décision, l’application stricte des articles 82 et 84 du règlement de la compétition. La Commission d’appel a estimé que la Fédération Sénégalaise de Football avait enfreint ces dispositions, justifiant ainsi le forfait de son équipe nationale.
Dans le même temps, la CAF a annulé la décision initiale du Conseil de discipline et validé le recours introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football, donnant ainsi gain de cause à la partie marocaine.
Des sanctions maintenues malgré le sacre
Si le Maroc bénéficie de cette décision sur le plan sportif, plusieurs sanctions disciplinaires ont été confirmées, avec certains ajustements :
Le joueur Ismaël Saibari a été sanctionné de deux matchs de suspension, dont un avec sursis, tandis que l’amende initiale a été annulée.
La Fédération marocaine reste également sanctionnée pour des incidents survenus autour de la rencontre :
une amende de 50 000 dollars pour le comportement des ramasseurs de balles (réduite),
une amende maintenue de 100 000 dollars pour ingérence dans la zone VAR,
une amende réduite à 10 000 dollars pour un incident lié à l’usage de laser.
Une décision rare qui ouvre un précédent
Au-delà du résultat, c’est la portée de cette décision qui marque les esprits. Déclarer une équipe forfait en finale d’une Coupe d’Afrique des Nations reste un fait extrêmement rare à ce niveau de compétition.
Ce verdict pourrait faire jurisprudence et redéfinir l’interprétation des règlements dans les grandes compétitions africaines.
Une onde de choc encore incertaine
Si le Maroc inscrit officiellement son nom au palmarès, cette décision soulève déjà de nombreuses interrogations. Recours possibles, contestations, réactions institutionnelles : l’affaire pourrait connaître de nouveaux rebondissements.
Dans un contexte où la gouvernance du football africain est sous surveillance, cette finale sans match pourrait bien laisser une empreinte durable dans l’histoire de la CAN.
