Le Gabon entend profiter de la vitrine commerciale chinoise pour faire connaître ses produits et attirer de nouveaux partenaires économiques. Pour sa première participation à la China International Import Expo (CIIE), dont la 9e édition s’est ouverte ce 6 novembre 2026 à Shanghai, le pays a installé un pavillon destiné à présenter plusieurs produits issus de son savoir-faire national. Une présence qui s’inscrit dans la volonté de développer les exportations et d’accélérer la transformation locale des matières premières.
Au National Exhibition and Convention Center de Shanghai, le pavillon gabonais accueille notamment du chocolat, du café, du thé, du vin, de la bière et des produits issus de la filière bois. Ces différentes productions ont suscité la curiosité de plusieurs visiteurs, certains ayant pu les découvrir à travers des échanges et des séances de dégustation. Pour les entreprises et organismes présents, l’enjeu est désormais de transformer cet intérêt en contacts commerciaux et en opportunités d’affaires.
L’événement réunit 155 pays, régions et organisations autour d’un rendez-vous international consacré aux importations. Près de 500 000 visiteurs sont attendus jusqu’au 10 novembre. Dans cet environnement où se rencontrent producteurs, investisseurs et acheteurs venus de différents horizons, le Gabon cherche à renforcer la visibilité de son potentiel économique.
La Commissaire générale aux expositions du Gabon, Nina Abouna, a expliqué que cette participation s’inscrivait dans les orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, impulsé par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Selon elle, la démarche vise principalement à promouvoir la transformation locale des matières premières et à attirer de nouveaux investisseurs.
Plusieurs secteurs considérés comme stratégiques ont ainsi été retenus pour représenter le pays. La filière café-cacao, notamment, occupe une place importante dans cette exposition, avec la participation de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab). Sa présence intervient dans un contexte où les autorités souhaitent relancer ces activités et renforcer leur contribution à l’économie nationale.
La Société nationale des bois du Gabon (SNBG) figure également parmi les entités mises en avant. Pour Serge Samy Biveghe, administrateur général de la Zone d’investissement spécial de Nkok, le choix de ces secteurs traduit une volonté de valoriser des filières susceptibles de soutenir le développement économique du pays.
Du côté du secteur privé, cette première participation est également accueillie favorablement. Gaston Midoungani, vice président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), chargé de l’artisanat et de la communication, a salué la qualité du pavillon et l’intérêt manifesté par les visiteurs pour les produits gabonais. Il a exprimé le souhait de voir le pays prendre part plus régulièrement à ce type de rendez-vous international.
Au-delà de la visibilité offerte par cette exposition, la présence gabonaise à Shanghai pose une question essentielle : celle de la capacité des producteurs nationaux à accéder durablement aux marchés internationaux. Faire découvrir le café, le cacao, le bois ou les produits transformés ne suffit pas. Il faudra également développer les capacités de production, garantir la qualité, structurer les filières et nouer des partenariats commerciaux capables de déboucher sur des commandes concrètes.
Pour le Gabon, la CIIE 2026 représente donc une occasion de présenter ses produits à un vaste public international, mais aussi de tester leur potentiel sur un marché particulièrement concurrentiel. Les retombées de cette première participation dépendront désormais des contacts établis et des accords commerciaux qui pourraient en découler.
