Dans le détail, les remboursements du capital ont représenté 1 495,5 milliards de FCFA, contre 1 585 milliards initialement programmés. Le paiement des intérêts a, pour sa part, atteint 175,2 milliards de FCFA, alors que 194,6 milliards étaient prévus. Au total, un écart de 108,9 milliards de FCFA sépare les montants programmés des paiements effectués.
Ces différences ne signifient pas nécessairement que l’État congolais a accumulé des impayés. Le document de la CCA ne fournit pas d’explication précise sur leur origine. Des décalages dans le calendrier des échéances ou des réaménagements de la dette peuvent notamment expliquer ce type d’écart, sans qu’il soit possible de déterminer leur rôle dans le cas présent.
La répartition des remboursements prévus révèle néanmoins le poids des créanciers commerciaux dans les engagements extérieurs du pays. Pour le principal de la dette, les échéances programmées en leur faveur atteignaient 602,5 milliards de FCFA, loin devant les 104,7 milliards destinés aux créanciers bilatéraux et les 16,9 milliards prévus pour les créanciers multilatéraux.
La dette envers la Chine présente également des écarts notables. Sur la période étudiée, le Congo devait rembourser 83,5 milliards de FCFA de capital et 15,4 milliards de FCFA d’intérêts à ce partenaire. Les paiements réalisés se sont établis respectivement à 52,8 milliards et 8,4 milliards de FCFA. La différence cumulée atteint ainsi 37,7 milliards de FCFA par rapport aux sommes initialement programmées, sans que le bulletin ne précise les raisons de cet écart.
La pression sur la trésorerie de l’État pourrait se maintenir au cours des derniers mois de l’année. Entre août et décembre 2026, la CCA prévoit en effet 787,9 milliards de FCFA supplémentaires au titre du service de la dette. La dette intérieure représentera 82,2 % de ces échéances, ce qui souligne l’importance des remboursements liés notamment aux titres publics arrivant à maturité et aux intérêts correspondants.
Le calendrier sera particulièrement chargé entre octobre et décembre. Pour les autorités congolaises, l’enjeu sera de disposer des ressources nécessaires pour honorer les échéances prévues tout en assurant le financement des autres dépenses publiques. La concentration des paiements sur cette période rend la gestion de la trésorerie particulièrement importante.
À fin juillet 2026, l’encours de la dette publique congolaise s’élevait à 9 644,3 milliards de FCFA, en progression de 0,9 % sur un mois, toujours selon la CCA. Ce montant représente le stock total de dette à cette date, à distinguer des sommes remboursées au cours de l’année.
Avec près de 2 459 milliards de FCFA de service de la dette programmés entre janvier et décembre 2026, si l’ensemble des prévisions est maintenu, le Congo fait face à un calendrier financier conséquent. La capacité de l’État à respecter ses échéances et à préserver ses marges de financement constituera un enjeu majeur pour la conduite de ses finances publiques au cours des prochains mois.


















































