Le Gabon s’apprête à effectuer un retour remarqué sur les marchés financiers internationaux. Le gouvernement prévoit de mobiliser près de 858 milliards de FCFA, soit environ 1,5 milliard de dollars, à travers l’émission d’un eurobond, une opération inscrite dans le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.
Selon les informations disponibles, cet emprunt, dont l’échéance est fixée à dix ans, devrait être arrangé par Société Générale. Les fonds recherchés serviront principalement à refinancer une partie de la dette existante tout en couvrant les besoins de financement de l’État dans un contexte marqué par des exigences budgétaires croissantes.
Cette initiative intervient alors que le budget rectificatif de 2026 prévoit un déficit plus important que celui initialement anticipé. Pour faire face à cette situation, les autorités ont également autorisé le recours à des emprunts internationaux pouvant atteindre 1,5 milliard de dollars.
Le choix de revenir sur les marchés internationaux suscite toutefois des interrogations chez plusieurs observateurs. Certains analystes estiment que cette nouvelle émission obligataire pourrait peser sur les discussions engagées entre le Gabon et le Fonds monétaire international (FMI), dans un contexte où la dette publique du pays dépasse déjà 70 % du produit intérieur brut (PIB).
Si cette levée de fonds aboutit, elle permettra au Gabon de renforcer temporairement ses capacités de financement. Elle s’inscrit dans une stratégie visant à assurer la continuité des investissements publics tout en réorganisant une partie de son endettement. Reste désormais à savoir quelles seront les conditions financières de cette opération et l’accueil que lui réserveront les investisseurs internationaux.
