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Droits humains au Gabon : des détenus de Libreville formulent des recommandations qui seront transmises au garde des Sceaux

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La privation de liberté ne signifie pas la perte de tous ses droits. C’est le message transmis à une trentaine de détenus de la prison centrale de Libreville, à l’occasion d’une séance de sensibilisation consacrée aux droits humains et à la dignité des personnes incarcérées. L’initiative, menée par la Direction générale des droits de l’homme avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), vise à mieux faire connaître les garanties fondamentales dont bénéficient les détenus.

Au cœur de cette rencontre : le respect de la personne humaine, l’accès aux soins et à l’information, ainsi que les mécanismes permettant de faire valoir ses droits. Les intervenants ont rappelé que les personnes privées de liberté, qu’elles soient condamnées ou en attente de jugement, conservent leurs droits fondamentaux, dans les limites prévues par la loi.

« Privé de liberté d’aller et de venir par une décision de justice ne signifie pas perdre sa qualité d’être humain », ont souligné les intervenants, insistant sur le droit à la dignité, à la santé, aux soins et à un traitement humain.

La sensibilisation ne s’est toutefois pas limitée aux droits des détenus. Les échanges ont également porté sur leurs responsabilités au sein de l’établissement pénitentiaire, notamment le respect du règlement intérieur et des règles de discipline. L’objectif est de rappeler que la protection des& droits fondamentaux doit aller de pair avec le respect des obligations liées à la vie en détention.

Au cours de la séance, les participants ont aussi été informés des possibilités de recours et des mécanismes de protection auxquels ils peuvent faire appel lorsqu’ils estiment que leurs droits ne sont pas respectés. Cette dimension pratique est essentielle pour permettre aux détenus de mieux comprendre les démarches à entreprendre et les interlocuteurs auxquels s’adresser.

Les discussions ont également fait émerger des recommandations concernant les conditions de détention. Selon l’un des intervenants, ces propositions devraient être transmises au garde des Sceaux afin que les autorités compétentes puissent les examiner. Des avancées restent donc possibles, même si leur concrétisation dépendra des suites qui seront données à ces recommandations.

À travers cette initiative, la Direction générale des droits de l’homme et le PNUD entendent contribuer à une meilleure prise en compte des libertés fondamentales dans le milieu carcéral. Au Gabon, l’enjeu consiste désormais à faire en sorte que ces principes se traduisent concrètement dans les conditions de détention et les pratiques quotidiennes de l’administration pénitentiaire.

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