Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la valorisation de ses ressources naturelles. Ce jeudi 2 avril 2026, un accord a été conclu entre l’État et la société Komo Ressources Group (KOREG), ouvrant la voie à la relance de l’exploration sur le bloc NDAYI (G4-273).
Derrière cette signature, se dessine une ambition claire : renforcer l’indépendance énergétique du pays et accompagner sa transformation industrielle.

À mesure que le Gabon accélère sa volonté de transformer localement ses ressources, notamment le manganèse, la question de l’énergie devient centrale. Le gaz, en particulier, s’impose comme un levier incontournable pour soutenir cette dynamique.
Le projet concerne le bloc EF4-F5, situé dans le bassin sédimentaire gabonais, une zone connue pour son potentiel mais restée longtemps inexploitée.
Les études réalisées par le passé y ont révélé des réserves significatives, avec une estimation d’environ 2,5 trillions de pieds cubes de gaz, ainsi que plusieurs zones à fort potentiel pétrolier.
Après plusieurs années d’inactivité, la reprise des opérations sur ce site marque donc un tournant. Elle devrait permettre non seulement de renforcer l’approvisionnement énergétique, notamment dans la région de l’Estuaire, mais aussi de soutenir la production nationale d’hydrocarbures.
Au-delà des enjeux énergétiques, ce projet porte des retombées concrètes pour l’économie nationale. Il devrait générer des emplois, encourager l’émergence de compétences locales et offrir de nouvelles opportunités aux acteurs nationaux. Une orientation en phase avec la volonté des autorités de promouvoir un contenu local plus fort et mieux structuré.
À travers cet accord, l’État confirme sa volonté de travailler aux côtés des opérateurs nationaux, tout en maintenant un cadre exigeant. L’accent est mis sur le respect des normes techniques, environnementales et sociales, afin de garantir une exploitation responsable et durable des ressources.
En relançant ce projet, le Gabon ne se contente pas d’explorer son sous-sol : il pose les bases d’un modèle de développement plus intégré, où les ressources naturelles deviennent un véritable moteur de croissance et de transformation.