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Feux tricolores défaillants et embouteillages à Libreville : la capitale ralentie par une circulation de plus en plus chaotique

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À Libreville, la situation de la circulation devient de plus en plus préoccupante. Les embouteillages se multiplient et s’intensifient, au point que de simples trajets de quelques kilomètres peuvent désormais prendre un temps considérable. Dans ce contexte déjà tendu, les feux tricolores défectueux aggravent encore davantage la fluidité du trafic.

Plusieurs carrefours stratégiques sont concernés : Jeanne-Ebori, Batterie IV, PK 0, Affaires étrangères, ainsi que les abords de la Setrag. À ces points névralgiques de la capitale, les feux censés organiser et sécuriser la circulation sont souvent hors service ou dysfonctionnels.

Résultat : les usagers se retrouvent livrés à eux-mêmes dans un trafic de plus en plus dense. Aux heures de pointe, la situation devient particulièrement difficile, mais même en dehors de ces périodes, les déplacements restent lents et imprévisibles. Un trajet court peut désormais prendre beaucoup plus de temps que prévu, transformant les déplacements quotidiens en véritable parcours du combattant.

Dans ces conditions, les embouteillages ne sont plus seulement liés au volume de véhicules, mais aussi à l’absence de régulation efficace. Les feux tricolores défaillants perturbent l’ordre de passage, créent des blocages en chaîne et ralentissent encore davantage une circulation déjà saturée.

Théoriquement, la présence des gardiens de la paix( Policiers) devrait compenser ces dysfonctionnements. Mais sur le terrain, leur intervention reste insuffisante face à l’ampleur du trafic. Et lorsque les forces de sécurité quittent les carrefours en fin d’après-midi, la circulation devient encore plus difficile à maîtriser, laissant place à des tensions et à des comportements parfois désordonnés.

Gaius Kouya témoigne de cette réalité quotidienne :

« Le matin, tout le monde est pressé et personne ne veut céder. Le soir, c’est pire, chacun veut rentrer vite chez lui. Et au final, on passe énormément de temps sur des petits trajets. »

Olivier Ngome abonde dans le même sens :

« On voit des troisièmes files partout. Les gens sont impatients, ils bloquent la circulation et les piétons n’ont même plus le temps de traverser en sécurité. »

Ces situations traduisent une réalité devenue familière pour de nombreux habitants : la capitale avance lentement, freinée par un mélange de saturation du trafic, de dysfonctionnement des infrastructures et de comportements routiers parfois risqués.

Au-delà des usagers, cette situation interroge directement les autorités compétentes, notamment le ministère des Transports, le ministère des Travaux publics, la direction générale de la sécurité routière, ainsi que l’ensemble des services chargés de la maintenance des équipements urbains.

Car un feu tricolore en panne ne ralentit pas seulement la circulation : il désorganise tout un système urbain déjà sous pression. Et dans une capitale où les embouteillages deviennent quotidiens, chaque dysfonctionnement contribue à rallonger encore davantage les temps de trajet.

La question de la maintenance, de la modernisation des équipements et de la gestion du trafic devient donc urgente. Sans réponse rapide et structurée, les déplacements dans la capitale risquent de devenir encore plus longs, plus pénibles et plus imprévisibles pour les usagers.

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