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Gabon : eau et électricité, le pari d’Oligui Nguema pour mettre fin aux difficultés d’approvisionnement

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Pour les ménages comme pour les entreprises, les problèmes d’approvisionnement restent une préoccupation majeure. Les coupures, la fragilité de certains réseaux et les difficultés de desserte affectent directement le quotidien des populations et le fonctionnement des activités économiques. Le chef de l’État a lui même reconnu la persistance de ces difficultés, jugeant la situation vécue par de nombreux ménages « pas acceptable ».

Dans cette nouvelle approche, l’exécutif considère que l’augmentation de la production ne suffit pas à elle seule. Encore faut il disposer d’infrastructures capables d’acheminer efficacement l’eau et l’électricité vers les usagers. C’est précisément sur ce maillon du transport et de la distribution que le gouvernement souhaite désormais attirer des capitaux privés.

Brice Clotaire Oligui Nguema affirme que le secteur est ouvert aux acteurs capables d’investir, d’innover et de respecter les obligations liées au service public. L’objectif affiché est d’accélérer la rénovation et l’extension des réseaux, tout en bénéficiant de compétences techniques et de ressources financières supplémentaires.

Cette ouverture du marché pose toutefois la question des garanties qui devront encadrer l’intervention des opérateurs privés. Le président insiste sur la nécessité de retenir des partenaires en mesure d’assurer la qualité et la continuité du service. Autrement dit, l’arrivée de nouveaux investisseurs ne devra pas se traduire uniquement par des engagements financiers, mais par des améliorations concrètes pour les usagers.

Les autorités mettent également l’accent sur la responsabilité des consommateurs. Le non paiement des factures, les actes de sabotage et certains comportements jugés inciviques sont présentés comme des facteurs qui contribuent à fragiliser les réseaux. La modernisation du secteur repose donc, selon cette approche, sur un équilibre entre investissements, gestion des infrastructures et respect des obligations par les usagers.

Sur le terrain, les attentes restent avant tout liées à la qualité du service. Pour les populations, l’enjeu est simple : disposer d’eau et d’électricité de manière plus régulière afin de pouvoir vivre et travailler dans de meilleures conditions. La question de savoir qui assure le service importe moins que les résultats obtenus.

L’économiste Gyslain Mapangou Mapangou estime pour sa part que le secteur privé peut contribuer à combler le déficit d’investissement accumulé dans les infrastructures, notamment grâce à l’apport de financements, de technologies et d’expertise. Il souligne toutefois la nécessité de mettre en place des règles claires afin que les investissements réalisés profitent effectivement à l’amélioration de la desserte.

La nouvelle orientation annoncée par les autorités sera donc jugée sur ses résultats. Réduction des coupures, extension de la couverture, amélioration de la qualité de l’eau et renforcement des réseaux constitueront autant d’indicateurs permettant de mesurer l’efficacité de cette ouverture.

Pour le Gabon, l’enjeu est désormais de transformer l’intérêt des investisseurs en réalisations concrètes. L’ouverture du transport et de la distribution de l’eau et de l’électricité marque une nouvelle étape dans la stratégie de modernisation du secteur, avec une attente centrale : que les changements annoncés se traduisent durablement dans le quotidien des Gabonais.

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