Au Gabon, les autorités entendent désormais mieux organiser la consommation et le commerce de la viande de brousse, une pratique très répandue dans plusieurs régions du pays. Réunis à Libreville le 7 mai 2026, le ministère des Eaux et Forêts, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et l’Union européenne ont échangé sur les moyens de structurer cette filière encore largement informelle.
L’objectif est de préserver la biodiversité tout en tenant compte des besoins alimentaires et économiques des populations. Les discussions ont notamment porté sur la pression exercée sur certaines espèces, le développement du commerce informel et les risques sanitaires liés à cette consommation.
Soutenu par l’Union européenne, le programme SWIM doit aboutir à une stratégie nationale destinée à mieux encadrer le secteur. Celle-ci prévoit entre autres le renforcement du cadre juridique, une meilleure gestion des ressources forestières et une organisation plus claire du commerce de viande de brousse.
À travers cette initiative, les autorités gabonaises souhaitent instaurer une exploitation plus responsable des ressources naturelles tout en protégeant les intérêts des communautés locales à l’horizon 2036.
