À Libreville, les commerçants tirent la sonnette d’alarme. Les petites et moyennes entreprises, pourtant au cœur de l’économie locale, se retrouvent étranglées par une accumulation de taxes perçues par différentes administrations et collectivités. Selon le Syndicat autonome des commerçants du Gabon (SYNACOG), cette pression fiscale, qualifiée d’“infernale”, menace non seulement leurs marges, mais aussi leur survie, avec un impact direct sur les prix que paient les consommateurs.
Dans un contexte post-crise où l’économie tente de retrouver son souffle, cette situation met en lumière un enjeu majeur pour le président Brice Clotaire Oligui Nguema : équilibrer les besoins de recettes de l’État avec la protection du pouvoir d’achat des Gabonais. Sa politique économique insiste sur la résilience des entreprises locales et la simplification des procédures administratives pour stimuler la croissance et réduire l’informel.
Un exemple concret est celui de la filière boulangerie. Alors que le prix mondial du blé a commencé à baisser après les pics de 2022, le sac de farine au Gabon reste fixé à 19 000 FCFA, bien au-dessus du niveau d’équilibre historique de 16 000 FCFA. La différence est absorbée par les taxes et les coûts logistiques, empêchant les consommateurs de bénéficier de la baisse internationale et mettant en tension les marges des boulangers.
Le SYNACOG appelle donc à une réforme structurelle de la fiscalité, en harmonisant et en simplifiant les prélèvements, pour éviter la fermeture de commerces de proximité et permettre aux PME de prospérer. Cette démarche est en phase avec les priorités du président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui souhaite créer un environnement économique clair et stable, où les entreprises locales peuvent se développer et contribuer pleinement à la croissance nationale.
