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La dynamique se confirme à l’échelle de l’ensemble du secteur privé. Tous secteurs confondus, les investissements ont atteint 2 739,2 milliards de FCFA en 2025, contre 1 860,6 milliards l’année précédente. Cette progression renforce l’importance des entreprises dans le développement économique du pays, alors que le Gabon cherche à réduire sa dépendance aux activités pétrolières.

Plusieurs filières sont concernées par cette volonté de diversification, notamment l’agro-industrie, les mines, la transformation du bois, le tourisme et les activités numériques. L’enjeu est de développer de nouvelles sources de richesse, de favoriser l’émergence d’activités industrielles et de créer davantage d’opportunités d’emploi au niveau national.

La transformation locale des ressources naturelles occupe une place importante dans cette orientation. La Zone d’investissement spéciale de Nkok illustre cette ambition : elle comptait 65 usines en activité en 2024, représentant environ 15 000 emplois directs. À travers ces zones économiques, les autorités cherchent à attirer de nouveaux investisseurs et à encourager les entreprises à transformer les matières premières sur le territoire gabonais plutôt que de les exporter uniquement à l’état brut.

Mais la progression des investissements ne suffit pas, à elle seule, à garantir une transformation durable de l’économie. Les entreprises restent confrontées à plusieurs difficultés qui peuvent freiner leurs projets. Les problèmes d’approvisionnement en électricité, les insuffisances des infrastructures de transport, la complexité de certaines démarches administratives et les incertitudes liées à la sécurité juridique figurent parmi les obstacles relevés dans le prospectus.

Ces contraintes peuvent alourdir les coûts de production, retarder la réalisation des projets et peser sur la rentabilité des investissements, particulièrement dans les activités industrielles qui nécessitent des équipements importants et un approvisionnement régulier en énergie.

Pour améliorer les conditions d’activité, le Plan national de croissance et de développement prévoit notamment de simplifier les formalités administratives, de faciliter les procédures d’autorisation et de renforcer la justice commerciale. L’Agence nationale de promotion des investissements est également appelée à accompagner davantage les entreprises déjà présentes dans le pays et à attirer de nouveaux partenaires.

Le défi du Gabon est désormais de convertir les montants mobilisés en résultats économiques tangibles. Cela suppose de développer la production locale, de renforcer les capacités industrielles, de soutenir les exportations et de favoriser la création d’emplois durables. Car au delà des milliards investis, la réussite de cette diversification se mesurera surtout à sa capacité à générer davantage de valeur ajoutée dans le pays et à réduire progressivement le poids du pétrole dans l’économie nationale.

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